Si vous souhaitez connaître toutes les nouveautés en matière de jazz, blues et soul, c'est Very good trip qu'il faut écouter avec Michka Assayas !

Nick Waterhouse, chanteur, compositeur, producteur de R&B, jazz, et de soul sur scène lors d'un concert au Columbia Theatre le 27 mars 2019 à Berlin.
Nick Waterhouse, chanteur, compositeur, producteur de R&B, jazz, et de soul sur scène lors d'un concert au Columbia Theatre le 27 mars 2019 à Berlin. © Getty / Frank Hoensch / Redferns

Nick Waterhouse a eu une sorte de révélation en écoutant enfant une compilation de l’Irlandais Van Morrison, avec et sans Them. Il a été comme rendu fou par la chanson « Here Comes the Night » et, d’une certaine façon, ça s’entend dans sa voix, il y a quelque chose qui a dû pour ainsi dire infuser en lui. 

Nick Waterhouse a été initié par son père pompier à la moto, aux voitures et à la mécanique. Très tôt, il a rêvé d’être archéologue, comme Indiana Jones. Ce que, d’une certaine façon, il est devenu en amassant des instruments et du matériel vintage. Tout en n’étant pas tout à fait comme eux, il a un côté sportif, macho et sérieux, il s’est agrégé à un tout petit milieu de musiciens bohèmes, comme Ty Segall et le groupe the Allah-Las. Ils se retrouvaient dans un local entre Huntington Beach et Newport Beach, Costa Mesa, où ils s’étaient bricolé un studio de répétition et enregistrement équipé de matériel qu’ils avaient chiné. Et puis, au milieu des années 2000, Waterhouse est parti faire ses études à San Francisco, où il a fini par rester près de dix ans. C’est là qu’il s’est lancé plus professionnellement dans la musique, rencontrant d’autres passionnés dans son genre. Un milieu plus organisé, selon son témoignage. Il a travaillé dans un magasin vendant des vinyles, il a enregistré sur bande magnétique, pressant lui-même ses vinyles. 

Depuis ses débuts au début des années 2010, son premier album, Time’s All Gone, remonte à 2012, on pourrait dire que Nick Waterhouse a gagné dix ans, passant du milieu des années cinquante au milieu des années soixante. C’est parti du style des Coasters, de ces groupes vocaux contemporains d’Elvis, dont les New-Yorkais Leiber et Stoller écrivaient les chansons et supervisaient les enregistrements, où le saxo était très en avant, au surf-rock et au rhythm’n’blues anglais. Il a peu à peu infléchi son style vers un rhythm’n’blues au parfum plus jazzy, rejoignant ainsi l’Irlandais de Belfast Van Morrison, qui avait d’ailleurs enregistré ses grands albums des années soixante-dix à Los Angeles. Ce qui d’une certaine façon boucle la boucle.

  • Nick Waterhouse : « Song for Winners » extrait de l’album « Nick Waterhouse » 
  • J.S. Ondara : « American Dream » extrait de l’album « Tales of America » 
  • Durand Jones é the Indications : « Morning in America » extrait de l’album « American Love Call » 
  • J.P. Bimeni & the Black Belts : « I Miss You - Radio Edit » single 
  • Mavis Staples : « Anytime » single 
  • Josh Ritter : « Old Black Magic » single 
  • Júníus Meyvant : « High Alert » extrait de l’album « Across the Borders » 
  • Tiwayo : « Wild - Radio Edit » single 
  • Hozier : « As It Was » album « Wasteland, Baby! » 
  • Celeste : « Lately » EP « Lately » 
  • Glen Hansard : « Leave a Light » extrait de l’album « This Wild Willing » 

Vous les avez presque entendus, hier :

Mercredi 24 avril dans : "J.J. Cale, un concert idéal" : 

2 min

« Thirteen Days » extrait de la compilation « Anyway the Wind Blows - The Anthology »

Par Stéphane Ronxin
2 min

« Teardrops in My Tequila » extrait de l’album « # 8 »

Par Stéphane Ronxin
3 min

« Magnolia » extrait de la compilation « Anyway the Wind Blows - The Anthology »

Par Stéphane Ronxin
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