Beirut sort son cinquième album “Gallipoli”. Michka Assayas profite de cette occasion pour nous faire les présentations.

Le compositeur et chanteur américain Zach Condon du groupe 'Beirut' pose lors d'une séance photo à Paris le 7 décembre 2018.
Le compositeur et chanteur américain Zach Condon du groupe 'Beirut' pose lors d'une séance photo à Paris le 7 décembre 2018. © AFP / Christophe ARCHAMBAULT

“Gallipoli” C’est le nom d’une petite ville côtière du sud de l’Italie, située à l’intérieur du talon de la botte, dans la magnifique région des Pouilles. À ne pas confondre avec son homonyme de l’ouest de la Turquie, dans le détroit des Dardanelles, où l’armée britannique a été humiliée et décimée par son adversaire ottoman en 1915. 

Alors, je vous parle souvent, dans le cadre de cette émission, de musiciens qui, par leur parcours et leurs choix, sont des cas très à part, excentriques. Eh bien Zach Condon en est un. Imaginez un garçon qui grandit dans les années quatre-vingt-dix à Santa Fe, au cœur du Nouveau Mexique. Ses parents sont des esprits libres, des hippies qui sont allés au bout de leurs rêves. Le père, d’ascendance irlandaise et catholique, est un passionné de rock et de folk, guitariste à ses heures. À l’origine mécano dans le New Jersey, il est arrivé à vivre sa passion en devenant archéologue.

Si vous avez la curiosité d’écouter le nouvel album de Beirut, vous serez peut-être surtout sensibles à sa voix très chaude, à la fois lyrique et mélancolique, qui peut rappeler d’autres chanteurs liés à une certaine tradition irlandaise, je pense à Morrissey et aussi à Neil Hannon, connu, lui, sous le nom de The Divine Comedy. Des chanteurs chez qui la joie et la souffrance sont parfois difficiles à démêler. 

Beirut donnera un concert unique en France, ce sera à Paris au Grand Rex le 5 avril prochain, et hélas c’est déjà complet. Pour ce soir, comme pour demain et après-demain dans Very Good Trip sur France Inter, Beirut m’a inspiré un programme éclectique, à l’image de sa curiosité pour les musiques traditionnelles du monde entier.

  • Beirut : « Landslide » extrait de l’album « Gallipoli » 
  • Vampire Weekend : « Harmony Hall » single 
  • Rostam : « In a River » single 
  • RAM : « St Jak (Map Viv Ave Yo) » extrait de l’album « RAM 7 : August 1791 » 
  • The Ankievo Village Band : « Hisoma Sa Ts Hisoma A » extrait de l’album Artistes divers « Small Island Big Song » 
  • Bombay Rickey : « Cowboy & Indian » extrait de l’album « Electric Bhairavi » 
  • Khruangbin : « Maria Tabién » extrait de l’album « Con todo el mundo » 
  • Alba Griot Ensemble : « Melt My Blues Away (featuring Tony Allen) » extrait de l’album « The Darkness Between the Leaves » 
  • Kaia Kater : « Heavenly Track » extrait de l’album « Grenades » 
  • Moira Smiley : « Bring Me Little Water, Silvy » single 
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