Very Good Trip consacre deux soirées spéciales à Damon Albarn avec la première : ses héros, de David Bowie à Robert Smith.

Damon Albarn, avec son groupe "The Good, The Bad & The Queen" en concert à Somerset House le 17 juillet 2019 à Londres, en Angleterre.
Damon Albarn, avec son groupe "The Good, The Bad & The Queen" en concert à Somerset House le 17 juillet 2019 à Londres, en Angleterre. © Getty / Gus Stewart / Redferns

Avec son vieux camarade et complice, le dessinateur Jamie Hewlett, Damon Albarn a imaginé, il y a vingt ans déjà, Gorillaz, un groupe purement imaginaire, dont les membres n’évoluent que dans le monde virtuel de l’animation, selon un graphisme évoquant l’univers des mangas première génération. Dont la musique est universellement connue. 

Michka Assayas, journaliste, écrivain, et producteur de "Very Good Trip" avec Damon Albarn, musicien,  cofondateur, chanteur, musicien et compositeur de plusieurs groupes dont Gorillaz.
Michka Assayas, journaliste, écrivain, et producteur de "Very Good Trip" avec Damon Albarn, musicien, cofondateur, chanteur, musicien et compositeur de plusieurs groupes dont Gorillaz. © Radio France / Stéphane Ronxin

Au point d’ailleurs qu’un des titres de Gorillaz, c’était en 2006, a été récompensé par un Grammy Award, il s’agissait d’une collaboration avec le groupe De La Soul. 

Alors il est difficile de résumer à quelqu’un qui serait dans une méconnaissance totale de tout ça dans quel courant musical Gorillaz s’est inscrit. Mettons que, en une demi-douzaine d’albums, de 2001 à 2020, je ne compte pas les compilations et les remix, Gorillaz a été comme un programme de radio éclectique. Oui, un programme dont le créateur serait un passionné de hip-hop, électro, funk, dub, musiques africaines et du monde entier, mais qui n’oublierait pas d’être fidèle à ses passions de jeunesse. 

Et cet animateur-participant serait également chanteur, compositeur et musicien, et, en compagnie de ses invités, également chanteurs et musiciens, il donnerait corps à ses propres chansons. Malgré le confinement et tout ce qui s’en est suivi, Damon Albarn est parvenu à terminer cette année un nouvel album de Gorillaz, le bien nommé Strange Timez, première saison, entre guillemets, d’un feuilleton imaginaire du nom générique de Song Machine. 

On j’ai eu plutôt de la chance. Pour notre troisième rencontre en trois ans, Damon Albarn n’avait pas la gueule de bois. Il n’avait pas l’air de penser à autre chose. Il est assez captivant, ce petit homme à l’air souvent absent, un peu comme un enfant turbulent convoqué chez le directeur, et qui ne se sent lui-même que dans le mouvement et l’action et, je dirais, dans la suractivité. 

D’ailleurs, Damon Albarn ne se trouvait pas à Paris que pour Gorillaz, on s’en reparlera demain pour la seconde partie de cet entretien. Et l’interviewer, c’est parfois comme espérer qu’un oiseau ne bouge pas pendant qu’on fait son portrait. Parce que si on l’ennuie, il s’envole. Là, ça va.

Gorillaz :

  • « Momentary Bliss » (featuring slowthai and Slaves) single « Song Machine Edpisode 1 »  
  • « Strange Timez » (featuring Robert Smith) single « Song Machine Episode 6 » 
  • « MLS » (featuring JPEGMAFIA & CHAI) extrait de l’album « Song Machine, Season One : Strange Timez » 
  • « Aries » (featuring Peter Hook and Georgia) extrait de l’album «  Song Machine, Season One : Strange Timez » 
  • « The Pink Phantom » (featuring Elton John and 6LACK) single « Song Machine Episode 7 » 
  • « The Lost Chord » extrait de l’album «  Song Machine, Season One : Strange Timez » 
  • « How Far ? » (featuring Tony Allen and Skepta) extrait de l’album «  Song Machine, Season One : Strange Timez » 
  • « Latin Simone (Que Pasa Contigo) » extrait de l’album « Gorillaz » 
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