Deuxième soirée dans Very Good Trip avec Damon Albarn, ses nouvelles inspirations et son opéra africain.

Portrait du musicien et cofondateur, chanteur, musicien et compositeur de plusieurs groupes, Damon Albarn au Théâtre du Châtelet à Paris le 23 septembre 2020.
Portrait du musicien et cofondateur, chanteur, musicien et compositeur de plusieurs groupes, Damon Albarn au Théâtre du Châtelet à Paris le 23 septembre 2020. © AFP / Joël Saget

Damon Albarn a composé un opéra, créé sur la scène du théâtre du Châtelet à paris, une comédie musicale, comme on ne dit plus trop, conçue avec le cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako, qui s’appelle Le Vol du Boli. 

Un spectacle aussi joyeux qu’émouvant. En deux mots, il s’agit d’une évocation, très poétique et imaginative, du destin d’un objet, le Boli, sorte de fétiche sacré de l’empire mandingue, empire qui englobait jadis les terres maliennes. Ça ressemble à une sorte de petit zébu, stylisé, et on peut le contempler au musée des Arts Premiers, quai Branly. 

Le destin de cet objet, volé par des explorateurs venus d’Europe, a inspiré à Damon Albarn et Abderrahmane Sissako un spectacle que j’ai eu la chance de voir, il n’y avait que trois représentations et c’était avant le couvre-feu, bien sûr. 

Il y a un grand orchestre sur scène, mêlant instruments africains et occidentaux, des choristes, des danseurs et danseuses qui vous électrisent, des décors qui changent vite et des projections de films qui sont, à eux seuls, des œuvres d’art. 

Le spectacle évoque, sur un ton tragi-comique, l’évangélisation chrétienne de l’Afrique, il y  a un quatuor de chanteurs blancs, portant capes et collerettes, aux voix lyriques, qui interprètent sur un mode grégorien des extraits de journal rédigés par ces prêtres, qui considéraient ni plus ni moins les populations qu’ils convertissaient et assujettissaient comme des animaux ou, au mieux, des enfants sans conscience.

Mais Damon Albarn a d’abord tenu à, parler du prochain spectacle qu’il prépare, celui de Gorillaz, en décembre prochain, virtuel, évidemment, là on n’a plus trop le choix. Les 12 et 13 décembre prochains, depuis Londres, Gorillaz donnera un concert, réel mais sans spectateurs, qui sera diffusé depuis Londres. Et sera diffusé dans le monde entier grâce à la plateforme Livenow. 

Gorillaz :

  • « Désolé » (featuring Fatoumata Diawara) extrait de l’album « Song Machine, Season One : Strange Timez » 
  • « Simplicity » (featuring Joan As Police Woman) extrait de l’album « Song Machine, Season One : Strange Timez » 
  • « Chalk Tablet Towers » (featuring St Vincent) extrait de l’album « Song Machine, Season One : Strange Timez » 
  • « Pac-Man » (featuring ScHoolboy Q) extrait de l’album « Song Machine, Season One : Strange Timez » 
  • « Opium » (featuring EARTHGANG) extrait de l’album « Song Machine, Season One : Strange Timez » 
  • « With Love to an Ex » (featuring Moonchild Sanelly) extrait de l’album « Song Machine, Season One : Strange Timez » 

African Express : « Johannesburg » (featuring Sibot, Radio 123, Morena Leraba, Gruff Rhys) extrait de l’album « EGOLI » 

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