Bientôt trente ans de carrière pour le duo mancunien et un neuvième album, "No Geography", quatre ans après le précédent. Ce soir, voici une petite piqûre musicale de rappel par Michka Assayas.

Ed Simons et Tom Rowlands de The Chemical Brothers se produisent sur scène lors du Bilbao BBK Live le 13 juillet 2018.
Ed Simons et Tom Rowlands de The Chemical Brothers se produisent sur scène lors du Bilbao BBK Live le 13 juillet 2018. © Getty / Jordi Vidal / Redferns

Des sons presque vintage, ceux d’une certaine musique de danse euphorisante qui a conquis la planète il y a bien longtemps déjà, c’était au milieu des années quatre-vingt-dix. Eh bien, ceux qui en ont été des artisans de premier plan, certains diraient les principaux, sont de retour en ce printemps 2019,  je veux parler des Chemical Brothers, deux pseudo-frères mais vrais amis d’enfance qui, il y a plus d’un quart de siècle déjà, ont révolutionné la musique de danse en fondant dans un creuset bouillonnant des musiques, des rythmes et des styles qui, jusque-là, étaient séparés par des cloisons relativement étanches : house de Chicago et New York, syncopes du hip-hop, techno, ce qu’on a appelé les breakbeats, ces polyrythmies qui galvanisaient les danseurs, transe du rock psychédélique. 

Des sons presque vintage, vous disais-je. Oui, parce que, vingt-quatre ans après la parution de leur premier album, Exit Planet Dust, en 1995, les Chemical Brothers ont, comme on dit, bouclé la boucle en réutilisant pour leur nouvel album, qui vient  de paraître, No Geography, le même matériel, quand il était disponible, que pour le premier, qui fut un événement à sa parution en 1995. 

Pourquoi un événement ? Parce que une musique très éloignée de ce qu’on entendait à la radio au Royaume-Uni ou de ce qu’on pouvait payer pour aller voir dans des salles de concert, des pubs ou des boîtes, des albums qu’on achetait, allait soudain passionner le grand public. Et, soudain, cette musique, la techno est devenue ultra-populaire, autant que Oasis ou Blur. Une vraie révolution, qui a, d’une certaine façon, marqué le début de la fin pour la Britpop.

  • The Chemical Brothers : « Got to Keep On » extrait de l’album « No Geography » 
  • Fujiya & Miyagi : « Flashback » single 
  • Peggy Gou : « Starry Night - Edit » 
  • LCD Soundsystem : « Seconds (Electric Lady Sessions) » extrait de l’album « Electric Lady Sessions » 
  • Jayda G : « Stanley’s Get Down (No Parking on the DF) - Edit » extrait de l’album « Significant Changes » 
  • Laurel Halo : « 5 Min - Mixed - Red Axes, C.A.R. » extrait de l’album « DJ-Kicks » 
  • W. H. Lung : « Inspiration! » extrait de l’album « Incidental Music » shunter vers 
  • Fat White Family : « Tastes Good with Money - Edit » single 
  • Lambchop : « Everything for You » extrait de l’album « This (Is What I Wanted to Tell You) » single 
  • Kirin J Callinan : « It Takes a Muscle to Fall in Love » single 
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