Ce soir, la voix d’une seule femme, et quelle femme. Elle méritait bien qu’on lui consacre une heure, et c’est même peu... alors on ne perd pas de temps !

Neneh Cherry sur scène au Field Day Festival 2014 à Victoria Park le 7 juin 2014 à Londres, Royaume-Uni.
Neneh Cherry sur scène au Field Day Festival 2014 à Victoria Park le 7 juin 2014 à Londres, Royaume-Uni. © Getty / Andy Sheppard / Redferns

« Il n’existe aucune femme en ce monde, aucune femme, aucune fille, qui soit incapable d’apporter de l’amour dans ce monde d’homme ». Une chanson de l’année 1996, sans doute la plus célèbre et la plus belle aussi qu’ait interprétée de toute sa carrière la chanteuse Neneh Cherry. Une allusion transparente, dans le rythme, l’ambiance et les paroles au célèbre « It’s a Man’s Man’s Man’s World » que James Brown avait composé et chanté en 1966. On peut considérer cette chanson comme un des sommets du courant trip-hop que Neneh Cherry a accompagné dans ces années-là. Elle l'a vu littéralement naître puisqu'il y a près de trente ans, elle était déjà la femme de Cameron McVey "Booga Bear". Ce dernier, accompagné d'un autre londonien du nom de Jonathan Sharp, dit "Johnny Dollar", ont repéré à la fin des années 1980 un groupe informel de DJ et compositeurs, graphistes aussi, surnommés 3D, Daddy G et Mushroom, soit le groupe Massive Attack.

Nous vous avons raconté les débuts de Neneh Cherry, à Londres, à l'aube des années quatre-vingt, elle n’avait alors que seize ans, comme danseuse, percussionniste et chanteuse occasionnelle au milieu d’une bande de punks avant-gardistes, amateurs de free jazz. Un free jazz auquel l’avait initiée son beau-père, le trompettiste Don Cherry, qu’elle accompagnait enfant en tournée. Mais c’est en 1988, à l’âge de vingt-quatre ans, que Neneh Cherry s’est brusquement fait connaître du monde entier. Une chanson intitulée « Buffalo Stance », mélange de rap et de house très dans l’air du temps, réalisé par le jeune Jim Simenon - connu sous son alias de Bomb the Bass - fait le tour du monde. Et surtout le style de Neneh Cherry, qui porte des brassières de danse et de lourdes superpositions de bracelets ethniques, est très à la mode. On voit en elle une autre Madonna. Cameron McVey coréalise avec Simenon un premier album, "Raw Like Sushi", qui sort en 1989. Et c’est déjà Robert Del Naja, soit le 3D de Massive Attack, qui coécrit « Manchild », parmi les chansons extraites de cet album...

  • Neneh Cherry : « Woman » extrait de l’album « Man » (1996)
  • Neneh Cherry : « Manchild » extrait de l’album « Raw Like Sushi » (1989)
  • Neneh Cherry : « I’ve Got U Under My Skin » extrait de l’album compilation regroupant divers artistes « Red Hot + Blue » (1990)
  • Neneh Cherry : « Buddy X » extrait de l’album « Homebrew » (1992)
  • Massive Attack : « Hymn of the Big Wheel » extrait de l’album « Blue Lines » (1991)
  • Nearly God : « Together Now » (featuring Tricky & Neneh Cherry) extrait de l’album « Nearly God » 3’10’’
  • Trilok Gurtu : « Ganapati » extrait de l’album « Kathak » (1998)
  • Neneh Cherry : « Spit Three Times » extrait de l’album « Blank Project » (2014)
  • Neneh Cherry & the Thing : « Dream Baby Dream » extrait de l’album « The Cherry Thing » (2012)
  • Neneh Cherry : « 7 Seconds » (featuring Youssou N’Dour) album « Man » (1996)
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