Evidemment que Michka Assayas ne répète pas deux fois le même nom ! Il vous fera les présentations si vous ne connaissez pas. Rien que pour danser et rêver !

Vincent Neff de Django Django pendant le Festival Lollapalooza de Chicago, à Grant Park le 1er août 2015 à Chicago
Vincent Neff de Django Django pendant le Festival Lollapalooza de Chicago, à Grant Park le 1er août 2015 à Chicago © Getty / Tim Mosenfelder

"(...)En revanche, pour la musique, le courant passe à merveille. Django Django a séduit les amateurs dans le monde entier, particulièrement en France, grâce à un premier album, paru en 2012. Ils avaient commencé à bricoler leur musique dans un squat de l’est londonien, où ils avaient dû compenser leur manque de moyens par une imagination débordante. Pour créer des boucles sonores, ils avaient par exemple placé des bouts de scotch sur des vinyles, afin que l’aiguille retourne en arrière et répète la même courte séquence. Ils avaient aussi utilisé des bouteilles et de vieux annuaires téléphoniques en guise de percussions. Pour citer David Maclean, le batteur du groupe, qui est également le superviseur de leurs enregistrements, je le cite : « J’ai été DJ. J’ai vu la piste se vider quand je passais des trucs modernes avec des sons de batterie prétendument parfaits et super-compressés. Mais quand je mettais de vieux trucs enregistrés avec une caisse claire fêlée et quelques pauvres micros, les gens dansaient. » Et il cite un excellent exemple : « Barbara Ann des Beach Boys est un enregistrement pourri. Et pourtant ça a été leur plus gros tube. Tous les disques que j’aime, que ce soit ceux de Bo Diddley ou de Can, sont sans maquillage et comportent des défauts. Une fois qu’on a compris ça, c’est une délivrance ». Alors, bien sûr, Django Django dispose à présent d’un studio bien mieux équipé qu’à ses débuts, un entrepôt situé au cœur de Londres, à Tottenham, et qui appartient aux musiciens. Pour autant, ils ont conservé l’esprit expérimental de leurs débuts. Par exemple, c’est peu courant dans un studio d’enregistrement, même s’il y a d’autres exemples, leurs locaux abritent une importante collection de vinyles, qui va du classique aux dernières tendances du dubstep. Ce qui explique que, grâce à une utilisation très libre et éclectique des samples, échantillons sonores si vous préférez, la musique de Django Django défie toute description, puisqu’elle est capable d’intégrer des éléments de rockabilly, de techno, de jazz-rock, pop des années 80 et j’en oublie. Tout ça pourrait aboutir à un résultat un peu gratuit, sans identité affirmée. Or pas du tout. Déjà, Vinnie Neff, le chanteur et guitariste, et ses camarades chantent remarquablement bien, leurs mélodies ont quelque chose de solaire et de cristallin. Et puis il y a dans leur musique une vision. Une vision psychédélique, difficile de le dire autrement.(...)"

  • Django Django : « Marble Skies » extrait de l’album « Marble Skies » 
  • Steven Wilson : « Permanating » extrait de l’album « «To the Bone » 
  • Pond : « Paint Me Silver » extrait de l’album « The Weather » 
  • Palo Duro : « True Fade » extrait de l’album « Ryou Cannon » 
  • Thom Hell : « Leave Me to Die » extrait de l’album « Happy Rabbit » 
  • Maybird : « Grace » single 
  • Big Search : « Face in the Crowd - Live at Desert Daze 2017 » single 
  • Morgan Delt : « Some Sunsick Day » extrait de l’album « Phase Zero » 
  • Motorpsycho : « Stardust » extrait de l’album « The Tower » 
  • Jonathan Wilson : « Over the Midnight - edit » single 
  • Alice Botman : « End of Time » single 

►►►Jonathan Wilson en concert à Paris le 21 mars prochain au Point Éphémère

►►►Alice Boman en concert l’Olympic Café à Paris, le 2 mars 

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