Ce soir, dans Very Good Trip, c’est particulier. Une seule couleur, un seul duo. Et Michka Assayas vous préviens d’emblée, il y en a qui vont faire la grimace, d’autres qui, il l’espère, auront un sourire jusqu’aux oreilles.

Le groupe Pet Shop Boys, Neil Tennant, Chris Lowe, sur scène au Royal Opera House le 25 juillet 2018 à Londres.
Le groupe Pet Shop Boys, Neil Tennant, Chris Lowe, sur scène au Royal Opera House le 25 juillet 2018 à Londres. © Getty / Samir Hussein / WireImage

Les Pet Shop Boys, c’est d’abord un phénomène de longévité. Le chanteur et parolier Neil Tennant et son compère le joueur de synthétiseur Chris Lowe travaillent ensemble depuis bientôt quarante ans. 

Bon, commençons par évacuer les évidences. Oui, le son des Pet Shop Boys a beaucoup vieilli : ces nappes symphoniques de synthétiseurs analogiques propres aux génériques d’émissions télévisées sportives des années quatre-vingt dix, ces sons de batterie électronique qui évoquent une caisse à outils qu’on balancerait en cadence sur les marches d’un escalier en ciment, ça peut paraître, au mieux, désuet, et au pire, franchement, ça indispose. 

Oui mais il y a la voix, la personnalité et et les paroles de Neil Tennant, uniques en leur genre et tout sauf banales. Sans minimiser si, je dis ça pour échapper aux foudres des inconditionnels des Pet Shop Boys, il y en a sûrement qui nous écoutent ce soir, les sons électro-pop de Chris Lowe, qui correspondaient à ce qui se faisait de mieux à l’époque. 

Les Pet Shop Boys, c’était un singulier paradoxe : leur musique appelait à faire la fête et à se défouler, Neil Tennant et Chris Lowe tiraient toujours la gueule sur les photos, dans les vidéos, sur scène aussi, et les sujets de leurs chansons étaient presque toujours amers, cyniques et narquois. 

Si vous voulez, l’analogie parlera aux vieux, les Pet Shop Boys ont été à l’électro-pop de la fin des années quatre-vingt et du début des années quatre-vingt-dix ce qu’un groupe comme Steely Dan a été au rock jazzy californien des années soixante-dix : les pourvoyeurs d’une musique suave et souriante destinée perversement à éclairer les aspects tristes, tordus ou honteux de la nature humaine.

Pet Shop Boys : « Left to My Own Devices » extrait de la compilation « Discography - The Complete Singles Collection » 

David Bowie : « Hallo Spaceboy - Pet Shop Boys Remix » (with the Pet Shop Boys)  extrait de la compilation « Best of Bowie » 

  • Pet Shop Boys : 
  • « I Started a Joke » (2017 Remaster) extrait de l’album « Elysium : Further Listening 2011-2012 (2017 Remastered Version) » 
  • « Winner » extrait de l’album « Elysium » 
  • « Jealousy » (2018 Remaster) album « Behaviour » 
  • « Always on My Mind - 2003 Remaster » extrait de la compilation « Ultimate » 
  • « I Wouldn’t Normally Do This Kind of Thing - 2018 Remaster » extrait de l’album « Very : Further Listening : 1992-1994 (2018 Remastered Version) » 
  • « Flamboyant - 7’’ Mix - 2017 Remaster » extrait de l’album « Release : Further Listening 2001-2004 (2017 Remastered Version) » 
  • « It’s a Sin - 2018 Remaster » extrait de l’album « Actually : Further Listening 1987-1988 (2018 Remastered Version) » 
  • « You Only Tell Me You Love Me When You’re Drunk - 2003 Remastered » extrait de la compilation « PopArt - The Hits » 
  • « Where the Streets Have No Name (I Can’t Take My Eyes Off You) - 2003 Remaster » extrait de la compilation « PopArt – The Hits » 
  • « Somewhere - 2003 Remaster » extrait de la compilation « PopArt - The Hits » 
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