Dans sa besace, Michka Assayas vous a trouvé de bien bonnes musiques à écouter !

Joel Amey, Ellie Rowsell, Ellie Rowsell et Joff Oddie de Wolf Alice posent dans les coulisses après avoir joué en live, rencontré des fans, et ont dédicacé leur nouvel album "Visions of a Life" au HMV Manchester, le 5 octobre 2017 à Manchester.
Joel Amey, Ellie Rowsell, Ellie Rowsell et Joff Oddie de Wolf Alice posent dans les coulisses après avoir joué en live, rencontré des fans, et ont dédicacé leur nouvel album "Visions of a Life" au HMV Manchester, le 5 octobre 2017 à Manchester. © Getty / Shirlaine Forrest/Contributeur

"(...)les quatre membres de Wolf Alice, tous nés au début des années 90, ça fait vingt-cinq ans d’âge moyen, se foutent un peu d’être actuels ou originaux. Ellie Rozell, la chanteuse, une enfant des quartiers nord de Londres, est une fille de son temps : elle avait un site myspace il y a une dizaine d’années et, pour étayer ses chansons, elle a cherché un guitariste sur des forums de musiciens présents sur la Toile.  Mais enfin elle prétend qu’elle a rencontré son guitariste, Joff Oddie, à l’ancienne, en placardant une petite annonce dans un bureau de poste. Pourquoi ? Eh bien parce que, paraît-il, c’est comme ça que le futur Frank Black avait rencontré, en gros, vingt-cinq ans auparavant, la future bassiste et chanteuse des Pixies, Kim Deal, à l’université Amherst, à Boston : son annonce, assez bizarre, même très bizarre, mentionnait qu’il cherchait un ou une bassiste aimant à la fois Husker Du et Peter, Paul and Mary, soit deux parfaits opposés, d’un côté le sommet du punk hardcore et de l’autre la chanson folk à la fois douce et politiquement engagée du début des années 60. Eh bien c’est un peu le cas de Wolf Alice, Wolf comme un loup en anglais, et Alice comme le prénom, où Ellie est capable de passer d’une voix douce et éthérée à un beau cri écorché, parfois au sein de la même chanson. Le succès de Wolf Alice, en Angleterre, a été une affaire de bouche à oreille. Le groupe a posté ses premières chansons sur youtube et, très vite, lors des concerts, le public connaissait les paroles de certaines chansons par cœur. Alors, bien sûr, ces quatre-là sont pris, comme beaucoup d’entre nous, dans les contradictions de leur temps. D’un côté, Ellie et ses copains de Wolf Alice rêvent du rock indépendant de la grande époque des années 80 et 90, les Pixies, Liz Phair et Veruca Salt, jusqu’à l’effervescence qu’il y a eu à Londres jusqu’au milieu des années 2000, dans le sillage des Libertines, tout un monde englouti. Ils se foutent d’être cool ou tendance, ils sont habillés de façon très ordinaire, on les voit dans une de leurs premières vidéos casser à coups de marteau un PC portable mais en même temps leur rêve d’un âge d’or où la musique existait hors de la Toile et de ses flux ininterrompus est nourrie par cette technologie même qui les fatigue. Vieille histoire, qui n’est pas près d’être réglée. Pour voir Wolf Alice en France, il faudra attendre l’année prochaine, le groupe donnera un concert unique le 8 janvier prochain, 2018, au Ninkasi à Gerland, c’est à Lyon.(...)" 

  • Wolf Alice : « Beautifully Unconventional » extrait de l’album « Visions of a Life » 
  • Bette Smith : « I Found Love » Single 
  • Mavis Staples : « If All I Was Was Black » single 
  • Charles Bradley : « Changes » extrait de l’album « Changes » 
  • Don Bryant : « How Do I Get There ? » extrait de l’album « Don’t Give Up on Love » 
  • Bash & Pop : « Too Late (featuring Nicole Atkins) » single 
  • JD McPherson : « Lucky Penny » extrait de l’album « Undivided Heart & Soul » 
  • La’Porsha Renae : « Good Woman » extrait de l’album « Already All Ready » 
  • Liz Brasher : « Cold Baby » single 
  • Jorja Smith : « Teenage Fantasy » single 
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