Ce soir, des voix soul, jeunes et également anciennes, en tout cas toujours brûlantes. Avec pour commencer, l'un des plus convaincants de sa génération.

Jacob Banks chanteur et compositeur en concert à la Fnac Live le 7 juillet 2018 à Paris
Jacob Banks chanteur et compositeur en concert à la Fnac Live le 7 juillet 2018 à Paris © Getty / David Wolff - Patrick / Redferns

« Love Ain’ t Enough », une jeune voix soul, celle de l’Anglais Jacob Banks, accompagné par le rappeur londonien d’origine antillaise Ghetts. 

Ce Ghetts, s’est illustré dans ce qu’on appelle le grime,  un style de musique underground né dans les quartiers populaires de l’est de Londres et qui a touché le monde entier. Grime, entre parenthèses ça signifie crasse en anglais. Comme style musical, ça désigne une combinaison de hip-hop et de polyrythmie électronique, un peu comme ce qu’on appelle la trap, trap, quoi. Sauf que c’est le grime est typiquement anglais, même londonien. 

Le rythme est souvent traînant, jamaïcain, l’ambiance blafarde et les rappeurs décrivent une réalité souvent dure, la leur, avec un fort accent banlieusard londonien. En tout cas, difficile, après avoir écouté ce titre, de ne pas être sensible à la voix soul qui chantait « Love Ain’t Enough », extrait de son album sorti en novembre dernier, « Village ». Celle d’un jeune homme de vingt-sept ans, Jacob Banks, un Anglais dont la famille est originaire du Nigeria. Il a grandi à Birmingham, où il a fait des études de génie civil, et vit aujourd’hui à Londres. 

Il fait partie de ces nombreux jeunes chanteurs, chanteuses aussi, bien sûr, que les médias présentent comme soul. Pour autant, comme il l’a confié à un journaliste du site Internet français qui s’appelle on the move world, la soul n’est pas un style particulier, c’est simplement la sincérité dans le chant. Comme le dit fort justement Jacob Banks lui-même, « il y a beaucoup de bons chanteurs mais il y en a peu de convaincants ». 

Jacob Banks est un garçon de son temps, il aime le hip-hop et le R & B, il cite d’ailleurs le Californien Frank Ocean comme une de ses sources d’inspiration. Pour lui, être soul, c’est se libérer par les mots, ceux qui lui viennent quand il prend sa guitare et qui l’aident à établir le contact avec lui-même. Composer ses chansons à la guitare, ce n’est d’ailleurs pas si fréquent pour un chanteur soul, et c’est d’ailleurs la découverte d’un musicien qu’on ne connaît pas très bien en France, John Mayer, un guitariste et chanteur de blues blanc du nord de la côte est américaine, qui a donné à Jacob Banks l’impulsion de devenir musicien.

Jacob Banks sera en tournée en France au mois d’avril prochain. Regardez sur un site, il passera sûrement pas loin de chez vous.

  • Jacob Banks : « Love Ain’t Enough » (featuring Ghetts) extrait de l’album Village 
  • Calvin Harris & Rag’n’Bone Man : « Giant » single 
  • Charles Bradley : « I Feel a Change » extrait de l’album « Black Velvet » 
  • St. Paul & the Broken Bones : « Convex » extrait de l’album « Young Sick Camelia » 
  • Leon Bridges : « Forgive You » extrait de l’album « Good Thing » 
  • Hozier : « Almost (Sweet Music) » single 
  • Liz Brasher : « Body of Mine » extrait de l’album « Painted Image » 
  • Yola : « Faraway Look » single 
  • Lasse Friis : « Let Me Down » (featuring Betty LaVette) single 
  • Mavis Staples : « Love and Trust - Live » single 
  • James Blake : « Can’t Believe the Way We Flow » extrait de l’album « Assume Form » 
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