Avant d'en devenir un pour la génération future, lui aussi a été influencé par quelques grands ...

Bruce Springsteen et le E Street Band en concert au Circo Massimo le 16 juillet 2016 à Rome
Bruce Springsteen et le E Street Band en concert au Circo Massimo le 16 juillet 2016 à Rome © Getty / Roberto Panucci/Corbis

"Le milieu des années 70 a été une drôle de période dans l’histoire du rock. On peut imaginer aujourd’hui qu’il était jeune et plein de santé, une vingtaine d’années, ce n’est pas beaucoup. Mais ce n’était pas du tout le cas. En 1967, dans le sillage des Beatles de l’album Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band, tout un mouvement s’était élancé pour repousser les frontières musicales du rock : on croyait au progrès sur le terrain des sons, des compositions, des ambitions artistiques. Il n’y avait pas de limites et, en Europe, avec des groupes comme Pink Floyd, King Crimson ou Emerson, Lake & Palmer, on avait l’impression que l’avenir du rock, c’était de disparaître au sein d’une fusion progressiste avec le jazz, la musique classique et les recherches électroniques. Même Led Zeppelin explorait des fusions modales avec la musique du Moyen-Orient. Oui, il y avait bien sûr des groupes de hard rock, comme Deep Purple mais beaucoup de spécialistes les considéraient comme éphémères et juste distrayants pour les très jeunes. Alors, dans tout ça, le rock’n’roll était considéré par certains comme la maladie infantile du rock. On le tolérait comme un style parodique, rétro, excessif, au deuxième degré. Pas franchement sérieux. Quant aux chanteurs stars de la période, comme Elton John ou Rod Stewart, ou même les Stones avec Jagger, ils se produisent dans des tenues pailletées et extravagantes, projetant l’image d’un narcissisme théâtral et décadent qui évoque les scènes des hôtels de Las Vegas. Alors, imaginez, déboule à ce moment-là, un gars en vieux tee-shirt, jeans et blouson de cuir fatigué, ou chemise à carreaux, qui ressemble plus à un type chargé de transporter et installer le matériel de scène qu’à une star. En fait, c’est le bon moment."

  • Bruce Springsteen : « Born to Run » extrait de l’album « Born to Run »
  • The Ronettes : « (The Best Part of) Breakin’ Up » extrait de la compilation « The Very Best of the Ronettes »
  • The Drifters : « Under the Boardwalk » extrait de la compilation « The Drifters - The Essentials »
  • Sam Cooke : « Meet Me at Mary’s Place » extrait de l’album « Ain’t That Good News (remastered) »
  • Southside Johnny & the Asbury Jukes : « You Mean So Much to Me » extrait de l’album « I Don’t Want to Go Home »
  • The McCoys : « Hang On Sloopy – Single Version » extrait de la compilation « Hang On Sloopy – The Best of the McCoys »
  • Johnny Rivers : « La Bamba/Twist and Shout (Medley) » extrait de l’album « Totally Live at the Whisky à Go Go »
  • Van Morrison : « Domino » extrait de l’album « Van Morrison, His Band and the Street Choir (Expanded Edition – Remastered) »
  • Bruce Springsteen : « Rosalita (Come Out Tonight) » extrait de l’album « The Wild, the Innocent & the E Street Shuffle »
  • Roy Orbison : « It’s Over » extrait de la compilation « The Ultimate Collection »
  • Bruce Springsteen : « Dream Baby Dream » extrait de l’album « High Hopes »

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