Si vous pensiez avoir tout entendu en matière de sons, eh bien, restez avec nous. Very Good Trip vous envoie de bonnes vibrations en ce début de semaine.

Le musicien, auteur-compositeur-interprète et fondateur du groupe Low, Alan Sparhawk, en concert le 29 janvier 2019 à Glasgow, en Écosse.
Le musicien, auteur-compositeur-interprète et fondateur du groupe Low, Alan Sparhawk, en concert le 29 janvier 2019 à Glasgow, en Écosse. © Getty / Roberto Ricciuti/Redferns

Non, les membranes des enceintes de votre transistor ou ordinateur portable n’ont pas trop chauffé au soleil. Et personne n’a versé de Coca ou, je ne sais pas, d’huile bouillante sur votre téléphone pendant votre absence. 

Vous venez d’entendre, collé l’un à la suite de l’autre, deux titres extraits du tout nouvel album du groupe Low, un duo en fait. En fait, le premier, « Days Like These », je l’ai abrégé et collé au second, « More », qui était déjà court à l’origine. 

Pour vous donner envie d’explorer par vous-même l’intégralité de ce nouvel album signé, donc, par Low et qui s’appelle « Hey What ». 

Low, je vous en reparlerai cette semaine, n’est pas né d’hier. On a commencé à parler de ce groupe, au début il y avait d’autres musiciens, dès la sortie de son premier album, paru il y a vingt-sept ans déjà, en 1994, et qui s’appelait I Could Live in Hope. Low, issu de la région des Grands Lacs du nord des États-Unis, où les hivers sont rudes et la population plutôt austère, était dans l’air du temps. Disons, dans l’ambiance d’un certain rock dit indépendant, indépendant des grandes structures de diffusion, qui ne voyait pas la vie en rose. 

Il y avait eu le mouvement grunge, Nirvana, bien sûr, qui donnait de mauvaises nouvelles d’une certaine jeunesse américaine, bientôt mondiale, dont l’état d’esprit semblait être à l’accablement. Mais on ressentait encore dans le grunge une énergie fébrile et explosive, malgré le ton plaintif qu’adoptaient souvent Kurt Cobain ou Eddie Vedder de Pearl Jam. 

Mais quand on écoutait  un groupe comme Low, on n’avait plus du tout l’impression de se débattre et gémir au cœur du désastre. Bien plutôt que celui-ci avait eu lieu et qu’on se promenait dans ses décombres. 

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D’une certaine façon, les ondes sismiques propagées par le séisme qu’avait représenté dans les années 1979-1980 le groupe anglais Joy Division, issu du nord de l’Angleterre post-industrielle, ont mis une dizaine d’années à traverser l’Atlantique. Et, pour être plus précis, la seconde face de l’album Closer, sorti en été 1980, soit deux mois après le suicide du chanteur Ian Curtis. La musique qu’on y entendait évoquait un paysage de ruines, une sorte de désolation après le passage d’une tornade ou la survenue d’une déflagration nucléaire. 

Alan Sparhawk, la moitié du duo Low, qui  comme beaucoup de jeunes musiciens de rock de sa génération, s’est inscrit à ses débuts dans le courant grunge. Mais la découverte de Joy Division a eu sur lui l’effet d’une révélation, il n’est pas le seul.

Low : 

  • « Days Like These » extrait de l’album « Hey What » 
  • « More » extrait de l’album « Hey What » 

Kanye West : « Jail » extrait de l’album « Donda » 

Porches : « I Miss That » single 

Cherry Glazerr : « Soft Drink » single 

Dean Blunt : 

  • « Dash snow » extrait de l’album « Blackmetal2 » 
  • « Sketamine » extrait de l’album « Blackmetal2 » 

Angel Olsen : « Gloria » EP « Aisles » 

Sharon Van Etten, Angel Olsen : « Like I Used to Do » single 

Sharon Van Etten : « Love More (by Fiona Apple) » extrait de l’album « Epic Ten » 

Low : « All Night » extrait de l’album « Hey What » 

Big Red Machine : « Hutch » (featuring Sharon Van Etten, Lisa Hannigan & Shara Nova) extrait de l’album « How Long Do You Think It’s Gonna Last ? » 

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