Ce soir dans Very Good Trip vous allez sentir la mer, les embruns, l’horizon au loin, à l’infini le ciel l’étoile. Tout ce qu'il faut pour vous aider à vous évader de tout ce qu’il y a de moche autour de vous.

Le guitariste du groupe The War On Drugs, Adam Granduciel sur scène à l'O2 Arena le 13 décembre 2018 à Londres, en Angleterre.
Le guitariste du groupe The War On Drugs, Adam Granduciel sur scène à l'O2 Arena le 13 décembre 2018 à Londres, en Angleterre. © Getty / Gus Stewart/Redferns

Ah, ça rappelle plein de choses, et curieusement, des choses qui ne vont pas forcément ensemble. Ce titre, qui vient de sortir, s’appelle « I Don’t Live Here Anymore ». Il est signé par un groupe du nom de the War on Drugs, qui s’apprête à publier un album du même nom, son premier depuis quatre ans. Et il a quelque chose d’inattendu. Parce qu’il réconcilie des tendances qui, au début des années quatre-vingt, paraissaient incompatibles. 

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Mettons qu’elles attiraient des publics différents. Vous avez peut-être été quelques-uns à percevoir dans ce qu’on vient d’entendre des échos du groupe anglais Dire Straits. Le style chanté-parlé de la voix, déjà. Et puis cette façon de faire vibrer à l’infini les notes de guitare, qui, aussi bien, a quelque chose de David Gilmour et Pink Floyd. Et en même temps, on ressent autre chose, il y a comme une autre source : cette mélancolie insatisfaite, comme impatiente, ce désir d’envol contrarié, qu’on rencontrait au début des années quatre-vingt chez des groupes comme Simple Minds ou U2. 

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On peut aussi penser à un groupe  moins populaire mais qui a laissé une trace inoubliable : les Waterboys de l’Écossais Mike Scott. Les Waterboys dont, nous y voilà, l’américain Adam Granduciel, compositeur, guitariste et chanteur, a placardé une affiche dans son studio d’enregistrement. Adam de The War on Drugs, quarante-deux ans cette année, est de la génération qui a découvert, pré-pubère, Nirvana et Pearl Jam et à qui ça a donné envie de remonter le train : Bruce Springsteen, Neil Young, Bob Dylan. 

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Et quand il a découvert que Neil Young, dont il ne connaissait que le versant country-folk, son frère écoutait l’album « Harvest Moon », s’est associé avec le groupe phare du grunge, Pearl Jam, et que ce vieux hippie, entre guillemets, était capable de sortir des sons violents, distordus et dissonants, de sa guitare, ça a fait tilt dans sa tête. Alors, d’où sort ce type au physique très grunge, longs cheveux filasses, allure de technicien de scène en bermuda, et au drôle de nom ? Il s’appelle Adam Granofsky et c’est un de ses profs qui, pour rigoler, lui a dit que si on traduisait entre guillemets ce nom en français, grand of sky, ça donnerait grand du ciel. Et cette blague vaseuse est restée.

  • The War on Drugs : « I Don’t Live Here Anymore » (feat. Lucius) single 

  • Bleachers : « Stop Making This Hurt » extrait de l’album « Take the Sadness Out of Saturday Night » 

  • The Wallflowers : « Roots and Wings » extrait de l’album « Exit Wounds » 

  • Hiss Golden Messenger : « Sanctuary » extrait de l’album « Quietly Blowing It » 

  • Lukas Nelson and Promise of the Real : « Perennial Bloom (Back to You) » extrait de l’album « A Few Stars Apart » 

  • Triptides : « Let It Go » extrait de l’album «  Alter Echoes » 

  • Steve Dawson : « At the bottom of a canyon in the branches of a tree » extrait de l’album « Air the Bottom of a Canyon in the Branches of a Tree » 

  • Aaron Lee Tasjan : « Traveling After Dark » single 

  • The Felice Brothers : « Inferno » extrait de l’album « From Dreams to Dust » 

  • The Killers : « West Hills (Abridged) » extrait de l’album « Pressure Machine (Abridged) »  

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