Ce soir, Very Good Trip vous emmène sur un tapis volant. On décolle et on s’envole au cœur une belle nuit étoilée.

La musicienne et chanteuse Arooj Aftab en concert le 14 août 2021 à New York.
La musicienne et chanteuse Arooj Aftab en concert le 14 août 2021 à New York. © Getty / John Laparski

La nuit dernière ma bien-aimée était comme la lune, si magnifique, plus brillante encore que le soleil, Une grâce bien au-delà de ma portée, quant au reste, je l’abandonne au silence ». 

Libre traduction de ma part, à partir de l’anglais, d’un quatrain du grand poète persan du treizième siècle Rumi, qu’une chanteuse qui a pour nom Arooj Aftab a transformé en un étrange reggae, sautillant avec délicatesse comme les pattes d’un oiseau tout frêle. 

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Une musicienne d’origine pakistanaise mais qui vit depuis une quinzaine d’années à New York, enfin, Brooklyn pour être précis. SI vous avez écouté cette chanson, « Last Night », avec attention, vous vous êtes aperçus qu’elle chantait, au milieu, dans une langue inconnue. En l’occurrence du persan classique, matrice de l’ourdou, qui est la langue officielle du Pakistan. 

Arooj Aftab a passé une partie de son enfance et toute son adolescence dans la grande ville de Lahore, située dans le nord-est du pays, tout près de la frontière avec le nord de l’Inde. Sa première expérience dans la musique, elle l’a faite à Lahore où elle a repris c’était il y a près de vingt ans la célèbre chanson de Leonard Cohen, rendue célèbre par Jeff Buckley, et dont Cohen avait fini par dire, à la fin de sa vie : il y a trop de gens qui chantent cette chanson. 

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En tout cas Arooj Aftab a connu un immense succès au Pakistan et, j’imagine, dans l’Inde avoisinante grâce à cette reprise qui, comme on dit, est devenue, entre guillemets, virale sur la Toile à une époque où l’Internet était encore sous-développé er n’allait pas très vite. Dans sa famille, tout le monde chantait, se réunissait pour écouter de la musique et en parler mais personne ne s’était jamais lancé professionnellement. Plus découragée qu’encouragée par ses parents, Arooj Aftab, à dix-neuf ans, a fait le grand saut. Elle a postulé pour la célèbre école de musique américaine de Boston, le Berklee College of Music où, à sa grande joie, on l’a acceptée. Elle s’est ainsi initiée au jazz ainsi qu’au métier d’ingénieur du son. Elle a aussi découvert le courant dit minimaliste et un des styles qui en a dérivé, le courant dit ambient. Vous avez ainsi tous les éléments qui ont façonné son style.

  • Arooj Aftab : « Last Night » extrait de l’album « Vulture Prince » 
  • Elaha Soroor • Kefaya : « Saqi Saqi Jan » single 
  • Natacha Atlas : « The Outer » single 
  • 9bach : « Anian - Live » extrait de l’album « Ary9 » 
  • Warsaw Village Band : « The Rivulet » (featuring Piotr Malec) extrait de l’album « Waterduction » 
  • Ben Aylon : « Hulem Belibe » (featuring AvevA) extrait de l’album « Xalam » 
  • Arooj Aftab : « Mohabbat » extrait de l’album « Vulture Prince » 
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