Ce soir, l’ambiance sera plutôt intimiste dans Very Good Trip.

Anna Leone - "Still I Wait" (Official Video)
Anna Leone - "Still I Wait" (Official Video) © Capture d'écran/YouTube/Site officiel d'Anna Leone

« Once », c’était le titre de la chance qu’on vient d’entendre. Once, une fois, une fois, j’ai eu la naïveté de fixer le soleil, une fois j’ai fait un rêve. 

Une de ces chansons rares, à la pure évidence, qu’on croit non pas découvrir mais plutôt reconnaître, dès la première écoute. Sans avoir pour autant l’impression qu’il s’agit d’une chanson usée, déjà reprise une dizaine de fois. Celle qui l’a écrite et interprétée est une jeune femme de vingt-six ans qui s’appelle Anna Leone. 

Anna a grandi au sein d’une famille nombreuse, cinq sœurs, dont deux musiciennes, dans une banlieue de Stockholm. Mère suédoise et père guadeloupéen. Le premier à avoir découvert son talent, je ne sais pas au juste comment ça s’est passé, est un manager et directeur artistique parisien, Mica Elig, qui a travaillé une demi-douzaine d’années chez EMI Music avant de créer sa propre structure, Half Awake. À moitié éveillé, c’est un beau nom. 

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ll y avait un petit parfum soul dans le premier titre d’elle qui a circulé, en 2017, « I Never Really ». Mettons folk-soul, dans un style qui d’une certaine façon traduisait la musique dont sa mère, une guitariste amateur, l’avait imprégnée, à savoir les chansons de cet immense chanteur et compositeur anglais qu’on appelait jadis Cat Stevens, et qui porte depuis bien longtemps déjà le nom de Yusuf. Anna Leone a également pas mal écouté, durant son adolescence, Simon and Garfunkel. Mais c’est, dit-elle, certaines des premières chansons de Bob Dylan, celles de la période inaugurale, folk, qui l’ont le plus marquée. Et qui l’ont convaincue que parfois, une  simple guitare suffisait pour faire tenir une chanson debout. À condition que celle-ci soit vraiment bonne. 

Bon, pour autant, Anna n’a rien d’une jeune femme obsédée par la musique du passé, dénigrant son temps et rêvant d’une autre époque qu’elle idéaliserait. Au contraire, même. Anna Leone est très ancrée dans le vingt et unième siècle, elle a pratiqué assidûment les jeux vidéos, je l’ai vue sur un site Internet se présenter comme une, entre guillemets, « gameuse ». Elle adore les films de super-héros, j’en connais d’autres, tous les films Star Wars, la guerre des étoiles. 

Et, sur le plan musical, la première chanteuse de sa génération, enfin, un peu plus âgée, qui a été pour elle une révélation, c’est Lana Del Rey et se chanson Video Games. Cela dit, son modèle, la musicienne qui lui a vraiment ouvert la voix, c’est la chanteuse et compositrice londonienne Laura Marling, remarquable guitariste, aussi. 

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Quand on joue à des jeux vidéo, qu’on regarde des films de super-héros et des séries, eh bien au fond on est très souvent seul, même au milieu des autres. Seul dans sa tête, en tout cas. Et c’est cet état particulier de solitude, ce sentiment d’isolement, lequel  peut perdurer par-delà l’adolescence, qui anime Anna Leone quand les mots lui viennent, tournent dans sa tête et la poussent à s’asseoir avec sa guitare. 

Je vais la citer à nouveau, c’est une présentation assez limpide qu’elle donne d’elle-même : 

je suis une chanteuse compositrice qui trouve de l’inspiration et de la solitude et qui finit le plus souvent par écrire des chansons mélancoliques. 

Anna Leone a fait du chemin en quatre ans. Elle a enregistré son premier album, « I’ve Felt All These Things », qui vient de sortir, dans divers studios de Los Angeles, sous la direction d’un musicien anglais du nom de Paul Butler. Un homme qui sait à peu près tout faire : il compose, orchestre, joue de très nombreux instruments et c’est lui qui a réalisé les premiers enregistrements du chanteur londonien Michael Kiwanuka, une des grandes voix soul de ce début de siècle. Il a aussi travaillé avec Tom Jones récemment, imaginez.   

  • Anna Leone : « Once » extrait de l’album « I’ve Felt All These Things » 
  • Bedouine : « The Solitude » extrait de l’album « Waysides » 
  • Fenne Lily : « I, Nietzsche - acoustic » single 
  • Adia Victoria : « South for the Winter  (feat. Matt Berninger) » extrait de l’album « A Southern Gothic » 
  • Hand Habits : « 4th of july » single 
  • Indigo De Souza : « Kill Me » extrait de l’album « Any Shape You Take » 
  • Courtney Barnett : « Write a List of Things to Look Forward To » extrait de l’album « Things Take Time, Take Time » 
  • Margo Cilker : « That River » single 
  • Lael Neale : « Blue Vein » extrait de l’album « Acquainted with Night » 
  • Coco : « Knots » single 
  • Marissa Nadler : « Couldn’t Have Done the Killing » single 
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