C’était au 20e siècle la plus belle conquête de l’homme après le cheval, mais je voudrais entonner la complainte du pauvre automobiliste voué à une disparition prochaine.

Un conducteur de voiture utilise le système de pilote automatique pendant la conduite du modèle 85 D de Tesla sur l'autoroute A1 en direction de Zurich, Suisse, le 17 août 2016
Un conducteur de voiture utilise le système de pilote automatique pendant la conduite du modèle 85 D de Tesla sur l'autoroute A1 en direction de Zurich, Suisse, le 17 août 2016 © Maxppp / KEYSTONE

Au fil du XXe siècle finissant, il a du accepter de s’attacher dans sa voiture chérie, espace sanctifié de testostérone concentrée, limiter sa vitesse lui le roi du champignon écrasé, choisir entre boire où conduire, endurer l’outrage d’un permis suspensif à points jetables, subir le fisc, la fourrière, les crises pétrolières... Voici maintenant que l’ordre est donné de le chasser des villes comme à Paris.

Malgré tout cela l’automobiliste résistait mais on vient de lui inventer l’arme fatale : la voiture autonome. Celle qui roule toute seule avec où sans chauffeur avec ou sans permis.

Une chronique de François Siegel, co-fondateur de We Demain

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