Jeune fille à genoux sur les deux coudes appuyés - Egon Schiele
Jeune fille à genoux sur les deux coudes appuyés - Egon Schiele © Egon Schiele (domaine public)

Il s'enfile. Il se purge. L'anus, lieu de la purge. Limite possible entre le pur et l'impur. Frontière anthropologique de la transgression.Du coup, le rapport à l'anus est-il fonction de celui qu'on entretient avec la merde?

L'anus. Convoité. Condamné. Passif, actif, pénétré, pénétrant...un deux, un deux... L'histoire de la sodomie colle au cul de l'homosexualité, mais ce n'est pas une histoire de pédés! Le trou du cul est...universel. Ce qui est assez rare pour être relevé!

Et le trou du cul fascine. Non, on ne se reproduit pas par le cul. C'est bien là, toute sa dimension érotique. Ludique. Libératrice. L'anus est le lieu d'un autre pucelage. D'une autre récompense sexuelle. La sodomie est un art de la baise. Un rite de passage qui permet d'accéder à une autre jouissance. L'abandon total. De soi à l'autre.

L'anus, l'orifce de l'autre, celui qu'on ne peut regarder en face, yeux dans les yeux. Anus, miroir d'une pudeur intime et collective.

Ce soir, on retrace l'histoire de l'enculade avec Pierre-Marc de Biasi, plasticien, philosophe, chercheur au CNRS. Le lundi, c'est ravioli, et sur France Inter, le vendredi c'est sodomie!

& les lectures d'Ava Hervier:

"Sonnet du trou du cul" de Paul Verlaine et Arthur Rimbaud

"Les 120 journées de Sodome" du Marquis de Sade

"Julie ou la rose" de Guillaume Apollinaire

"Sex in the kitchen" d'Octavie Delvaux

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(ré)écouter Vos désirs sont mes nuits Voir plus
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