Chaque fois que des hommes, des femmes ont laissé parler leurs désirs, leurs fantasmes, leurs plaisirs, ils ont fait débat, affirmer leur liberté revendiquer des droits.

Le sexe est matière à s’émanciper. Oui, la sexualité, c’est politique.

Mais la politique peut-elle être sexuelle ?

Le plaisir sexuel peut-il être une proposition politique ?

Pour l’Organisation Mondiale de la Santé, indéniablement.

Depuis 1972, l’OMS reconnaît le concept de "santé sexuelle". Et a adopté en 2003, la définition officielle suivante :

« La santé sexuelle est un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social associé à la sexualité.

Elle ne consiste pas uniquement en l’absence de maladie, de dysfonction ou d’infirmité.

La santé sexuelle, c’est la possibilité d’avoir des expériences sexuelles qui apportent du plaisir en toute sécurité et sans contraintes, discrimination ou violence.

Les droits sexuels de tous doivent être respectés, protégés et assurés.

Ces droits sexuels incluent :

le droit de jouir du meilleur état de santé sexuelle possible ;

le droit à une éducation sexuelle ; le droit au choix de son partenaire ; le droit de décider d'avoir une vie sexuelle active ou non ;

le droit de décider d'avoir ou de ne pas avoir des enfants,le droit d'avoir une vie sexuelle satisfaisante, agréable et sans risque. »

Liberté, égalité, sexualité !

Du coup, quand le Parti du plaisir, le premier parti hédoniste de France a débarqué, on y a cru !

A poil, drapée dans les couleurs de la République, une Femen version salope nous promet le

bien-être, le plaisir et le sexe pour tous.

Sur le papier. Ça donne envie.

Sur le papier seulement.

Avec nous ce soir, Cindy Lee, stripteaseuse et porte-parole du Parti du Plaisir depuis 2002.

Cindy Lee, Parti du plaisir, candidate aux élections legislatives (2002)
Cindy Lee, Parti du plaisir, candidate aux élections legislatives (2002) © MaxPPP
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