Né Roman Kacew dans l'empire Russe, Romain Gary a utilisé bien des noms durant sa carrière. Parfois Romain Gary, parfois Emile Ajar , et même Shatan Bogat, il a reçu deux prixGoncourt sous deux identités différentes. Dorothée Barba dresse le portrait de cet auteur brillant dans le 5/7 de France Inter .

Jean Seberg et Romain Gary, 1980
Jean Seberg et Romain Gary, 1980 © MaxPPP

Romain Gary est l'auteur de « La Promesse de l'aube » (1960), un roman autobiographique dans lequel il aborde la relation avec sa mère, Mina.

[ Extrait ]

«Il n’est pas bon d’être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ca vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c’est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous serre sur son cœur, ce ne sont plus que des condoléances. »

La vie sentimentale de Romain Gary est très cosmopolite : il épouse la romancière anglaise Lesley Blanch, en 1945, puis il vit avec la comédienne américaine Jean Seberg, qui a séduit le public dans le film «À bout de souffle », avec Jean-Paul Belmondo.

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