"Monsieur le client, est-ce que vous voulez poser pour moi ?" : en faisant le portrait d'un client chez Mr Dubois, Joann Sfar fait la démonstration du feutre-pinceau, qui vient du Japon et qui est apparu en Occident il y a 20 ans. Il y a un type qui a compris formidablement bien comment ça marchait, c'est Blutch. Et après, il y a 200 milliards de connards qui l'ont copié. Le problème du feutre-pinceau c'est qu'il est très dynamique, très fort et il fait des lignes à tous les coups.

Pour les croquis, c'est parfait.

Le plus dingue, c'est Emmanuel Guibert : il a vidé le réservoir et à la place de l'encre qu'il y avait dedans il a mis des encres traditionnelles à lui. Ca a donné les peintures formidables qu'il fait dans ses bandes dessinées.Tu es obligé de manufacturer un outil de dessin pour qu'il te ressemble . Tu es obligé de le tordre de l'abimer, de le mordiller. C'est formidable quand on prend un invention et qu'on en fait quelque chose.

Il y a aussi des dessinateurs, comme Mike Mignola le dessinateur d'Hellboy, qui aiment bien faire quelque chose avec un outil qui n'est pas fait pour ça.Et toujours, les deux leçons de Quentin Blake : on ne donne jamais à une chose sa vraie couleur. Et on ne colorie pas dans les traits.

Les pinceaux de Mr Dubois
Les pinceaux de Mr Dubois © Radio France / Anne Audigier
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