Le musée de l’Orangerie avait présenté une rétrospective de l’œuvre de Chaïm Soutine, peintre de la première moitié du XXème siècle. Cette rétrospective, quarante ans après la précédente consacrée à Chaïm Soutine en ce même lieu, avait été organisée à partir de 22 tableaux du héros de Montparnasse conservés par le musée de l’Orangerie et qui appartiennent à Paul Guillaume.

La force dérangeante de ces peintures exposées est saisissante. Il faut dire que Soutine a eu une vie assez hors norme. Ami de Modigliani, grand voyageur (avant son arrivée à Paris, il vécut en Russie dans de bien rudes conditions). De la misère à la gloire, sa peinture ne pouvait pas exprimer autre chose que la perception de ce parcours chaotique.

Soutine fait des portraits : il torture ses figures comme ses paysages, imprimant à leurs visages des déformations qui renforcent leur expression. Leurs mains sont souvent démesurément longues, aux doigts interminables.

Là toujours, les couleurs exaltent son propos. Ses enfants de chœurs, vêtus de blanc et de rouge, toujours et encore le rouge, se détachent sur un fond bleu nuit, en pleine lumière.

Dans ses portraits, encore, Soutine rend hommage à ses maîtres : sa « Femme entrant dans l’eau » est inspirée de Rembrandt, son « Jeune pâtissier » a la carrure du « Charles VII » de Jean Fouquet.

Et Joann Sfar lui rend la pareille ...

Soutine - Le petit patissier
Soutine - Le petit patissier © France inter / Joann Sfar

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