Longtemps, Zeng Fanzhi fut un secret chinois. En 2006, il fallait aller à Hongkong pour découvrir ses toiles grimaçantes, inquiètes et codées.

Depuis, une de ses toiles, son « dernier souper », une version ironique de la célèbre « Cène » de Léonard de Vinci, avec des convives portant le foulard rouge des communistes chinois et dégustant une pastèque elle aussi bien rouge vient d'être adjugée à un prix record.

Il est possible que l’acheteur secret soit un collectionneur chinois, désireux d’éviter que l’une des œuvres les plus connues de cet artiste ne parte à l’étranger. On ne peut pas exclure non plus que ce soit l’artiste lui-même, qui en a les moyens, et qui est en train de construire son propre musée d’art contemporain à Pékin...

Le Musée d'Art moderne de la Ville de Paris présente jusqu’au 16 février une exposition retraçant à rebours la carrière de l'artiste, depuis ses toiles récentes jusqu'à ses premières datées de 1990.

"Sans titre" de Zeng Fanshi
"Sans titre" de Zeng Fanshi © Radio France / Joann Sfar

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