La Renaissance a accordé aux rêves une extrême importance, fondée sur l'idée que le sommeil et les songes mettent les hommes en relation avec les puissances de l'Au-delà. Aux XVème et XVIème siècles, les artistes explorent le rêve en tant que révélation d'un autre monde, saint ou infernal, ou bien l'utilisent pour transfigurer le quotidien.

A l'exception de Dürer, les artistes de la Renaissance ne peignent pas leurs propres rêves, mais ceux des autres : ils représentent tantôt des récits de rêve, tirés de la mythologie et de l'histoire sainte, tantôt des visions reconstruites qui se font parfois cauchemardesques. Mais tous se heurtent à la même difficulté : peindre non l'apparence mais l'apparition. Selon le sujet, les périodes et les régions, ils ont apporté à ce défi des réponses très différentes.

Voir ce qui n'est pas visible. Tel est le défi que certains artistes de la Renaissance se sont donné et qu'une exposition au Musée du Luxembourg restitue avec finesse. Toute la difficulté est de montrer comment l'art rend présent l'absent, comment il créé du visible à partir d'éléments non réels.

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Les peintures stylo bille de Joann Sfar

Croquis de Joann Sfar à l'exposition "La renaissance et le rêve" au musée du Luxembourg

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