Très connu en Suisse, où les grands musées conservent tous quelques-unes de ses toiles, Félix Vallotton l’est moins en France mais grâce au Grand Palais à Paris, vous allez pouvoir peut-être mieux cerner l'ironie de cet artiste inclassable et un peu oublié.

"Baigneuse" de Vallotton, croqué par Joann Sfar
"Baigneuse" de Vallotton, croqué par Joann Sfar © Radio France

Réputé pour son quant-à-soi, Félix Vallotton livre à son Journal l'une de ses sentences sarcastiques et sans appel : « Qu'est-ce que l'homme a donc fait de si grave qu'il lui faille subir cette terrifiante "associée" qu'est la femme ? »

Que faire de l'ennemie annoncée, sinon l'étudier sous toutes les coutures ? Baigneuses, belles endormies, mises en scène dans des positions incongrues, tel un voyeur ...

Il disait aussi :

« La caractéristique chez moi est le désir d’exprimer par la forme, la silhouette, la ligne et les volumes; la couleur n’étant qu’adjuvant, destiné surtout à mettre en valeur l’objet principal. ».

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C'est pourquoi on ne voit pas vraiment ce qu’il y a de "glacé" dans les représentations érotiques de Félix Vallotton.

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