Pour Eugène Delacroix, il faut montrer, il faut s’engager, dénoncer, obtenir que cessent les horreurs des guerres. Il prend le parti des peuples qui luttent pour leur liberté et leur indépendance. C’est un peintre engagé.

Exposé au Salon de 1824, le tableau, Scènes des massacres de Scio, fut immédiatement considéré comme un manifeste de la nouvelle peinture romantique, d’ailleurs, cette toile a contribué à faire pencher l'opinion occidentale en faveur des Grecs.

Elle est à découvrir avec bien d'autres, au Musée du Louvre, musée où très jeune, il copiait les grands maîtres qu'il admirait : Rubens, Velasquez, Rembrandt, Véronèse, partagé qu'il était déjà par d’un côté, l’aspiration à la tradition et au classicisme, de l’autre, par l’introspection et le besoin de chercher derrière les apparences et le réel.

Ce conflit l'habitera toute sa vie sans jamais le résoudre, mais il sera à la source de ses oeuvres les plus modernes, et les plus significatives de par leur énergie libératrice et leur couleur.

Delacroix c'est dantesque
Delacroix c'est dantesque © Joann Sfar

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