«Mon travail reflète mes émotions dans la Chine d’aujourd’hui», affirme-t-il.

Recalé aux beaux-arts en 1991 avec son premierHospital Triptych, Zeng Fanzhi ne peut pas enseigner comme il l’avait envisagé. Ses entre-mondes aux corps sanguinolents effraient. Pourtant, déjà à cette époque, c’est«le réel» qu’il peint, son réel. Il vit alors dans une cité universitaire sans toilettes et utilise celles de l’hôpital tout proche, croisant un monde de souffrance, qu’il saisit dans une fixité silencieuse. Un jour de canicule, il est choqué de voir des gens dormir dehors, contre d’énormes pièces de viande tout juste sorties des congélateurs.

"Melancholy" de Zeng Fanshi
"Melancholy" de Zeng Fanshi © Radio France / Joann Sfar
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