Il est le contemporain de Manet, le peintre de la modernité. Indifférent aux courants de l'époque, Gustave Doré, pour sa part, vouait un culte aux images. D'abord caricaturiste et dessinateur de presse, le Strasbourgeois s'est ensuite tourné vers la littérature, des Contes de Perrault à la Bible et à L'Enfer de Dante, et ses illustrations, qui lui ont valu un succès international, sont restées gravées dans les mémoires. Il se voulut aussi peintre et sculpteur, mais ces activités ne furent guère reconnues, tant on se méfiait alors des talents protéiformes.

L’ego du peintre était immense, encouragé par sa mère après avoir perdu son père très tôt : « Tant que vous ne pourrez pas me louer sans réserves, ne parlez pas de moi, cela me fait trop de mal. » dit-il à un ami critique.

Il n’y a pas un Gustave Doré, mais plusieurs : l’illustrateur bien sûr, le peintre, le dessinateur, le caricaturiste, le sculpteur. Mais aussi le gymnaste, l’alpiniste, le violoniste... Doré est un homme de tous les excès, tant dans sa production artistique que dans son comportement, ce qui lui jouera des tours.

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