Réservée à des manifestations liées à l’histoire de Paris, la galerie du Crédit municipal honore cette année Honoré Daumier (1808-1879), peintre-lithographe qui fut, avec Paul Gavarni, le témoin le plus aigu de son temps en pointant sans relâche les travers de ses contemporains.

Daumier caricaturiste politique, on connaît. Il fit même six mois de prison en 1832 pour avoir dépeint le roi Louis-Philippe en Gargantua. La censure le poussa à vivre de la satire de mœurs, pan de son œuvre plus joyeux, moins connu et remis au goût du jour par le Crédit Municipal de Paris. Publiées dans «Le Charivari» de 1835 à 1872, ces cent lithographies sociales grossissaient les travers de ses contemporains, les bourgeois parisiens. «Il les connaissait bien car il en était un lui-même », explique la commissaire et historienne de l’art, Agnès Colas des Francs. «À travers le thème du divertissement, il les représente dans leur ignorance et leur vanité.»

Honoré Daumier au Crédit Municipal
Honoré Daumier au Crédit Municipal © Radio France

Les loisirs des uns riment avec le plaisir de ce fin observateur, attentif aux réactions de la société face aux nouveautés urbaines.

Daumier, à la fois spectateur et acteur, croque avec saveur le public des Salons et des Expositions Universelles. Il dévoile l’ignorance et la pruderie des bourgeois du Second Empire. Enfin, la dernière section évoque les Parisiens attirés par la campagne. Le chemin de fer se développant, il devient aisé de dépasser les limites de la ville.

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