Théodore Géricault est, par son génie et son destin tragique, l'incarnation de l'artiste romantique.

Dès l'âge de 21 ans il présente son premier tableau au Salon,Officier chasseur à cheval chargeant(1812), puis son pendant, Cuirassier blessé quittant le feu (1814).

Séjournant à Rome en 1816, il peint les courses de chevaux libres où formes et volumes se répondent, comme dans ses quelques sculptures comme par exemple Nymphe et Satyre, en 1820.

Il aime à rendre la puissance et le pelage des animaux dans des études très accomplies (Tête de lionne), et peint des portraits au charme mystérieux (Laure Bro, 1818-1820).

Sa grande oeuvre demeure Le Radeau de la Méduse (1819), qui exige de nombreux travaux préparatoires : dénonçant le romantisme littéraire, Géricault cherche son inspiration dans le fait contemporain et illustre ici avec science un fait divers tragique, métaphore du naufrage de la France.

Il séjourne ensuite en Angleterre, où il prend encore plus nettement conscience de la réalité sociale, qu'il illustre dans une série de lithographies (Les Boxeurs) . Ses cinq portraits d'aliénés, exécutés à l'instigation du psychiatre Georget, montrent son sens de l'observation sans concessions (La Monomane de l'Envie, 1821).

En 1823, Apprenant la mort de son presque ami, Delacroix citait Michel-Ange : “Porté sur une barque fragile au milieu d’une mer orageuse, je termine le cours de ma vie”.

__

L'équipe
Mots-clés :
(ré)écouter Vous voyez le tableau Voir plus
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.