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« Nous sommes plongés dans une crise sans fin. Que chaque ménage construise son propre dépotoir et aménage un incinérateur sur son toit. »

Hussein Hajj Hassan , ministre libanais de l'Industrie .

Depuis plusieurs jours les villes de Beyrouth et du Mont-Liban sont ensevelies sous les déchets. La société de ramassage Sukleen ainsi que leshabitants qui bloquent la décharge de Naamé sont à l’origine de cette crise sans précédent. Dans la soirée du samedi 25 juin le premier ministre Tammam Salam a annoncé la mise en place d’une solution temporaire visant à décharger les déchets de la capitale et de Mont-Liban dans des zones choisies par le ministère de l’Environnement. De nombreuses municipalités s’inquiètent de cette décision et craignent que leurs décharges servent de solution prolongée.

Brice Laemle , journaliste au quotidien francophone L’orient-Le Jour , revient sur cette situation.

> Pour aller plus loin: Sur le site de L'Orient Le Jour, retour en images sur la crise des déchets au Liban

Erratum : Il s’agit bien du camp du 14 mars ou Alliance du 14 mars, coalition politique hostile à la Syrie emmenée par Saad Hariri et majoritaire à l’assemblée nationale libanaise, et non celui du 11 mars comme indiqué dans l’interview.

L’alliance du 8 mars a été formée au lendemain de la crise qui a secoué le pays après l’assassinat de Rafic-Hariri en 2005. Après sa défaite aux élections législatives de juin 2009 elle gagne un alliée de poids en la personne de Walid Jumblatt, dirigeant druze, qui abandonne progressivement le mouvement du 14 mars et bouleverse l’équilibre politique qui prévalait depuis 2005.

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