On n’hérite pas bêtement d’une nationalité, d’une origine ou d’une religion. On invente une nouvelle façon de la vivre, sa façon à soi. Et quand celle ci est niée… il faut se réveiller en se disant que ce n’est pas normal, non, de se sentir menacé, de se voir interdire d’exister. Il faut agir. On a voulu suivre deux jeunes filles, Sibil à Istanbul, Tammy à Jérusalem, qui se sont armés de courage, qui avancent à contre courant. Qui n’hésitent pas à prendre des risques, pour dire « je », pour défendre le droit d’être une minorité. Et d’avoir une place, de la prendre

A Istanbul, Sibil ne s’était jamais vraiment dit qu’elle était arménienne. Ca ne lui était pas venu à l’idée. Jusqu’à ce qu’elle se sente menacée. Qu’elle comprenne qu’il était urgent de savoir d’où elle venait, pour protéger cette histoire. En 2007 un arménien est assassiné , le célèbre journaliste Hrant Dink. Sibil est allée frapper à la porte de son journal, pour se porter volontaire. Les Turcs et les arméniens cohabitent, il faut, dit elle, persévérer à vouloir se rencontrer.

Sibil
Sibil © Radio France / Caroline Gillet
Sibil
Sibil © Radio France / Caroline Gillet
Sibil chez elle
Sibil chez elle © Radio France / Caroline Gillet

Sibil chez elle
Sibil chez elle © Radio France / Caroline Gillet

Commençons en Israël avec une autre jeune fille. Nous sommes à Jérusalem, devant le mur des lamentations. Tammy nous dit voilà : moi, en tant que femme, je n’ai pas le droit de venir prier à voix haute ici alors que je le veux. Tammy est la plus jeune des « femmes du murs », comme on les a appelées. Des femmes qui tentent d’obtenir le droit de prier comme elles l’entendent, au pied du mur des lamentations. Et pour obtenir ce doit, il faut prendre le risque de se faire cracher dessus, insulter et lancer des pierres.

Tammy
Tammy © Radio France / Caroline Gillet
Mur
Mur © Radio France / Caroline Gillet
Mur
Mur © Radio France

Les liens

Les femmes du mur

Le journal arménien AGOS en Turquie

La fondation Hrant Dink

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