Dans trois villes de la province du Zhejiang, sur la côte est de la Chine, les volontaires âgés de 18 à 59 ans peuvent désormais se faire vacciner contre la Covid-19. Une campagne expérimentale pour l'un des quatre vaccins chinois en phase III, qui pourrait conduire à une demande d'autorisation de mise sur le marché.

Sinovac élargit sa campagne de tests au public dans trois villes chinoises. Son traitement contre la Covid-19 est toujours expérimental.
Sinovac élargit sa campagne de tests au public dans trois villes chinoises. Son traitement contre la Covid-19 est toujours expérimental. © Radio France / Dominique André

Après la ville de Yiwu, capitale des achats de Noël pour les grossistes du monde entier, c'est au tour de Shaoxing et de Ningbo, deux autres villes du Zhejiang, d'offrir à tous leurs habitants, et pas seulement aux groupes prioritaires comme les personnels médicaux ou les employés des services publics, la possibilité de se faire vacciner contre le coronavirus.

Mais attention, pour ce traitement encore expérimental, les candidats doivent être âgés d'au moins 18 ans et de moins de 59 ans et, surtout, être volontaires. Ils s'inscrivent d'ailleurs de leur propre chef via un site internet et attendent d'être convoqués. Ce qui ne devrait pas tarder, confirme un membre de la commission de la santé de Ningbo :

"Les vaccins sont arrivés, mais nous attendons le programme d’injection pour donner les les détails sur les réservations."

Phase III

Il faudra débourser 54 euros pour les deux injections prévues de ce vaccin, lorsqu'il aura été validé. Pour l'heure, l'essai clinique est en phase III qui, si elle se révèle positive, conduit à une demande d'autorisation de mise sur le marché. 

CoronaVac est encore en phase III d'essais cliniques chez Sinovac. Mais parmi les 13 projets chinois de traitement contre le coronavirus, c'est l'un des quatre plus avancés.
CoronaVac est encore en phase III d'essais cliniques chez Sinovac. Mais parmi les 13 projets chinois de traitement contre le coronavirus, c'est l'un des quatre plus avancés. © Radio France / Dominique André

Parmi les volontaires de Yiwu, certains ont justifié leur démarche sur les réseaux sociaux, recueillant une audience massive. "Dès que j’ai entendu cette info, je suis venue tout de suite pour être vaccinée", peut-on lire. Ou encore, "je travaille avec l’étranger, je n’ai pas de choix ! Nous devons faire des affaires, et pour cela, nous voyageons souvent".

"Avec le vaccin, je suis en sécurité. Je n’ai plus peur".

Un sentiment sans doute un peu précoce. Au total, en Chine, sur 13 traitements en cours d'élaboration, seulement quatre ont atteint la phase III des essais cliniques. Et aucun, à ce stade, n'est susceptible d'être diffusé en masse. 

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