Copenhague, Paris, Berlin, Athènes, Barcelone ou Chicago : 30 villes dans le monde sont parvenues à réduire leurs émissions de CO2 de 22% en moyenne depuis au moins dix ans. Elles sont réunies à partir de mercredi au Danemark. Ce sommet du C40 sera l'occasion de prendre de nouveaux engagements pour le climat.

À Copenhague, au Danemark, une entreprise a installé une petite sirène en plastique pour vanter le recyclage
À Copenhague, au Danemark, une entreprise a installé une petite sirène en plastique pour vanter le recyclage © Getty / Ole Jensen / Intermittent

En haut du podium, Copenhague : la capitale danoise est parvenue à réduire ses émissions de CO2 de 60% depuis 1991. Son principal atout, c'est la priorité au vélo. La ville atteint ce résultat grâce à ses autoroutes à vélo, des feux prioritaires pour les cyclistes, et grâce aux transports en commun. En moyenne, ces trente villes du C40 (Athènes, Austin, Barcelone, Berlin, Boston, Chicago, Copenhague, Heidelberg, Lisbonne, Londres, Los Angeles, Madrid, Melbourne, Milan, Montréal, La Nouvelle Orléans, New York City, Oslo, Paris, Philadelphie, Portland, Rome, San Francisco, Stockholm, Sydney, Toronto, Vancouver, Venise, Varsovie, Washington) ont réduit leurs émissions de 22% mais ce chiffre cache des réalités disparates. À Paris par exemple, les émissions n'ont diminué que de 12% depuis 2004

Pour arriver à ces pourcentages, il faut à la fois des transports en commun très efficaces, une réduction massive du trafic automobile et davantage de bâtiments économes en énergie. 

D'après le C40 qui réunit ces villes qui s'engagent contre le réchauffement de la planète, il y a désormais 66.000 bus électriques dans ces trente villes alors qu'ils n'étaient qu'une centaine il y a dix ans. 24 villes visent 100% d'énergies renouvelables en 2030, elles n'étaient que 4 en 2009. Par ailleurs,  17 villes ont totalement interdit la circulation des véhicules les plus polluants contre 3 seulement il y a dix ans. 

Pour les ONG, il faut diminuer les émissions de 65% d'ici 2030

Ces villes se transforment, elles parviennent à réduire leur empreinte carbone, mais pour les ONG, cette moyenne de 22% ne sera pas suffisante pour limiter la hausse des températures à 1 degré et demi à la fin du siècle. 

Pour le Réseau Action climat, il faut prendre modèle sur ces villes pour passer à la vitesse supérieure. "Il faudrait, selon certaines modélisations, réduire les émissions de 65% d'ici 2030 à l'échelle de l'Union européenne pour respecter l'Accord de Paris", tempère Neil Makaroff, du Réseau Action climat. 

D'ailleurs, le Danemark a l'ambition de réduire ses émissions de 75% d'ici 2030 dans tout le pays. Pour les ONG, ce pays est vraiment un modèle. En attendant, les pays de l'Union européenne visent la neutralité carbone en 2050, ce qui suppose à la fois de réduire les émissions et de pouvoir stocker le carbone restant. La fin des véhicules essence et diesel en 2030 paraît indispensable à ces ONG. 

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