La mairie de Paris lance ce mardi une cartographie, sur son site Internet, permettant de prendre connaissance des niveaux de pollution de l'air, notamment aux particules fines. Le dispositif se base notamment sur un dispositif expérimenté depuis l'an dernier, nommé "Pollutrack".

Vue de la Tour Eiffel, la Seine et Paris depuis le ballon Generali dans le Parc André Citroen. Au fond, on distingue la couche de pollution.
Vue de la Tour Eiffel, la Seine et Paris depuis le ballon Generali dans le Parc André Citroen. Au fond, on distingue la couche de pollution. © Radio France / Emilie Defay

À la veille de la journée mondiale de la qualité de l'air qui a lieu mercredi, la maire de Paris Anne Hidalgo a révélé ce mardi matin un nouveau dispositif accessible en permanence sur le site de la ville et permettant de connaître chaque jour les niveaux de pollution de l'air, ainsi que les prévisions pour le lendemain et l'état de l'air sur la semaine écoulée. 

►► Consulter la carte de la qualité de l'air à Paris

La carte de la qualité de l'air à Paris, filtrée par la quantité de PM10
La carte de la qualité de l'air à Paris, filtrée par la quantité de PM10 / Capture d'écran paris.fr

Des mesures actualisées toutes les heures

Sur les deux premières cartes, issues des données de l'agence Airparif, il est possible de mesurer les niveaux de dioxyde d'azote (NO2), d'ozone (O3), et également des particules fines (PM10 et PM2,5). La première est actualisée toutes les heures et permet de voir, presque en temps réel, l'état de la pollution de l'air dans la capitale, avec un code couleur allant du vert turquoise au rouge foncé, selon la gravité. La deuxième carte, qui lui ressemble beaucoup, est un outil de prévision : les estimations d'Airparif pour le lendemain y sont affichées. 

La carte de la qualité de l'air à Paris avec les données de Pollutrack
La carte de la qualité de l'air à Paris avec les données de Pollutrack / Capture d'écran paris.fr

Des capteurs de mesures sur des voitures

C'est la troisième carte, actuellement en version "beta", qui est la plus novatrice : elle affiche un quadrillage plus précis de la ville. Elle repose sur un dispositif différent, nommé "Pollutrack" et lancé il y a un peu moins de deux ans conjointement par Airparif et d'autres organismes. Il repose sur 400 voitures (dont 300 véhicules d'Enedis et 100 VTC de l'opérateur Marcel) qui sillonnent la ville munis de capteurs lasers capables de capter les particules fines PM2,5.

Chaque jour, ces 400 véhicules transmettent environ deux millions de relevés quotidiens. L'affichage sur la carte correspond à la moyenne des valeurs cumulées sur les sept derniers jours, et permet de localiser les "hotspots", c'est-à-dire les zones les plus polluées sur le moyen terme. À terme, ces mesures devraient également s'appuyer sur 50 stations installées dans des établissements scolaires parisiens. 

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.