Airparif dévoile ce mardi un premier bilan du "déconfinement" en Île-de-France. Les résultats de ses relevés sont assez nets : la pollution revient à la vitesse grand V, notamment à cause du trafic routier autour de Paris. Pourtant, les émissions de CO2 par exemple avaient diminué de 33% pendant le confinement.

Airparif constate les effet de la reprise de la circulation en Île de France
Airparif constate les effet de la reprise de la circulation en Île de France © AFP / Hans Lucas / Julie Limont

Visiblement, le télétravail et l’activité économique réduite n’ont pas suffi. Entre le 11 et le 31 mai, les émissions d’oxyde d’azote et de particules fines en Île-de-France sont remontées à des niveaux très élevés, proches de 80% des émissions observées avant le confinement selon l'organisme Airparif, chargé de mesurer la qualité de l'air, et il en est de même pour les émissions de CO2.

La qualité de l’air est restée légèrement meilleure par rapport à un mois de mai habituel, avec 15% de dioxyde d’azote en moins (contre 25% de moins en mars avril), mais la pollution aux particules fines a été à peu près la même que d’habitude, compte tenu des conditions météorologiques. 

Evolution des concentrations journalières d’oxydes d’azote avant, pendant et après le confinement
Evolution des concentrations journalières d’oxydes d’azote avant, pendant et après le confinement / Airparif

Un air meilleur à Paris intra-muros ou dans certaines communes , grâce au vélo notamment

Pendant le confinement, les émissions liées au trafic routier avaient été divisées par quatre, mais les effets du "déconfinement" se ressentent rapidement. Airparif distingue tout de même la ville de Paris intra-muros, ou certaines communes d’Île-de-France, moins polluées grâce au vélo, du périphérique parisien où les émissions fortes ont été habituelles pour la période. 

Bref, si les émissions n’ont pas tout à fait retrouvé leurs niveaux d’avant-confinement dans Paris, la reprise progressive de l’activité a des effets bien réels sur la qualité de l’air. Or la pollution est un facteur aggravant dans l’épidémie de Covid 19. Airparif appelle donc à la vigilance.

Les concentrations de polluants atmosphériques se rapprochent de la situation habituelle après 3 semaines de déconfinement
Les concentrations de polluants atmosphériques se rapprochent de la situation habituelle après 3 semaines de déconfinement / Airparif
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