Alors que la Mission d'information et d'évaluation sur le périphérique parisien remettait mardi matin ses conclusions, la maire de Paris, Anne Hidalgo, explique sur France Inter qu'elle espère pouvoir "aller assez vite" et réduire "dès 2020" de 70 à 50 km/h la vitesse autorisée sur le périphérique de la capitale.

La maire de Paris, Anne Hidalgo.
La maire de Paris, Anne Hidalgo. © Maxppp / Vincent Isore

La maire de Paris Anne Hidalgo explique à France Inter vouloir réduire "dès 2020" la vitesse de circulation sur le périphérique parisien de 50 à 70 km/h, jugeant qu'il est "urgent d'agir" pour limiter la pollution de l'air. C'est l'une des préconisation de la Mission d'information et d'évaluation qui a travaillé sur la transformation de cette boucle de 35 km qui fait le tour de la capitale. Anne Hidalgo estime que des mesures de ce type peuvent "voir le jour rapidement, dès lors qu'elles seront acceptées par l'État". Elle avait, après son élection à la tête de la capitale, déjà fait abaisser cette vitesse de 80 à 70 km/h. "L'enjeu c'est de faire baisser la pollution de l'air et la France a beaucoup de retard sur ce sujet", ajoute-t-elle. 

La Mission d'information et d'évaluation propose aussi, par exemple, une voie réservée aux transports en commun, aux véhicules propres et de covoiturage, l'interdiction aux poid-lourds en transit. "Je reprends toutes ces préconisations. elles émanent d'un travail sérieux fait pendant six mois avec des élus de toutes les formations politiques du Conseil de Paris. Ces propositions visent un objectif : faire baisser la pollution atmosphérique" explique Anne Hidalgo. 

Les Jeux olympiques de 2024 pour "expérimenter des voies dédiées"

Sur le long terme, la maire de Paris explique "souscrire" à une transformation beaucoup plus radicale du périphérique citant l'exemple de Séoul "qui a transformé son périphérique en un parc suspendu qui est devenu un lieu de promenade". Avant un changement aussi radical estimé à horizon 2030, "il faut passer par une étape de transformation en boulevard urbain, en apaisant la circulation, permettre une voie de covoiturage" dit Anne Hidalgo. "Si on augmente de quelques points le covoiturage sur les autoroutes franciliennes on fait baisser de façon très importante les bouchons et la circulation" estime-t-elle. Anne Hidalgo estime que la transformation plus large passera également aussi par les Jeux olympiques de 2024 : "Cela va nous permettre d'expérimenter des voies dédiées".

Les mesures proposées par la Mission d'information et d'évaluation seront présentées au Conseil de Paris en juin. "Je proposerai au vote un calendrier et notamment sur les mesures de court terme que l'on puisse engager un travail très vite" conclut Anne Hidalgo qui proposera une gouvernance partagée du périphérique entre Paris (qui s'occupe aujourd'hui de l'entretien), l'État (qui régit les règles de sécurité routière) et les communes franciliennes limitrophes.  

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