La COP25 s'ouvre ce lundi à Madrid. Et cette année, si certains petits États font figure de bons élèves, les plus gros pollueurs restent à la traîne dans leurs ambitions. Les pays doivent s'entendre sur des ambitions climatiques revues à la hausse.

La COP25 commence ce lundi à Madrid
La COP25 commence ce lundi à Madrid © AFP / CRISTINA QUICLER

Alors que la COP 25 s'ouvre tout juste ce lundi à Madrid, les ONG mettent la pression sur les pays du G20, les plus gros pollueurs de la planète. Elles estiment que cette conférence des parties est "la dernière marche" avant la COP de Glasgow, plus importante encore, l'an prochain. 

En septembre, 68 pays se sont engagés à New-York à réduire encore plus leurs émissions de gaz. Mais ces petits États ne représentent que 8% des émissions mondiales : il s'agit, entre autres du Mali, du Togo ou des Îles Marshall. En face, les pays du G20, qui n'ont pas pris de tels engagements, sont responsables de 80% des émissions. 

"Il nous reste dix ans pour agir et limiter le réchauffement à 1,5°C. Ces pays les plus émetteurs, la Chine, l'Inde, l'Union européenne et les États-Unis doivent augmenter leurs objectifs de réduction d'émissions, ils doivent faire leur part de l'effort. On a besoin de cette réponse urgente et ambitieuse", explique Lucile Dufour, du Réseau action climat.

Les pays du sud attendent de l'aide des pays développés

Paradoxe : les pays du sud sont souvent les principales victimes du dérèglement climatique. L'aide à leur apporter est un autre enjeu de cette COP. Pour Armelle Lecompte, d'Oxfam France, ils sont en droit d'attendre plus d'aide des pays développés : "Le Mozambique a été touché coup sur coup par deux cyclones, ça lui a coûté, en plus des vies humaines, un cinquième de son PIB. C'est l'équivalent de 23 ouragans Katrina qui auraient touché les États-Unis", explique-t-elle. 

Les ONG estiment que les pays en développement ont besoin de 300 à 700 milliards de dollars d'ici 2030 pour compenser les dommages liés au changement climatique.

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