Chaque année, des millions de couettes et d'oreillers usagés sont enterrés dans des décharges. Depuis début octobre, ces articles de maison "rembourrés" sont collectés en vue de leur prochain recyclage. C'est le consommateur qui va financer cette nouvelle filière.

Une usine du fabricant Dodo, en 2004 (illustration)
Une usine du fabricant Dodo, en 2004 (illustration) © Maxppp / SANCHIS Thierry / PhotoPQR / Le Républicain Lorrain

Jusqu'à présent, les couettes, oreillers et autres duvets, ne pouvaient pas être recyclés : en fin de vie, ils finissaient recyclés dans des décharges. A l'avenir, ces articles de maison dits "rembourrés" devront eux aussi disposer de leur propre filière de recyclage. Même si celle-ci n'est pas encore fonctionnelle, depuis début octobre la collecte de ces produits a commencé.

Eco-participation

Et cela s'accompagne de la mise en place d'une éco-participation : c'est le consommateur qui finance cette nouvelle filière de recyclage. Pour l'achat d'une couette, d'un sac de couchage ou d'un oreiller, il y a désormais un surcoût de 6 à 18 centimes

Que vont devenir ces couettes ? "Nous avons expérimenté sur les fibres de polyester. On pourrait imaginer que ces fibres, qui sont des fibres de qualité, puissent se substituer à des fibres vierges dans des matériaux isolants, dans le bâtiment", explique Eric Weisman-Morel, chargé d'imaginer une deuxième vie pour ces couettes, au sein d'Eco-mobilier, l'organisme chargé des nouvelles filières de recyclage. 

De nouveaux rembourrages

Pour ce qui est des couettes en plume ou en duvet, "il y a déjà des fabricants qui ont tenté, et parfois réussi, à récupérer le duvet, le nettoyer, l'hygiéniser, et refaire des produits avec", ajoute Eric Weisman-Morel, précisant que "ce ne sont pas nécessairement des produits de couchage. Mais on peut faire des produits à base de rembourrage de duvet, ce sont des filières qu'il va falloir explorer". 

La filière se donne jusqu'à 2020 pour passer du stade expérimental au stade industriel.  En attendant, les magasins ne sont pas obligés de reprendre vos vieilles couettes. Pour s'en débarrasser, c'est, pour l'heure, à la déchetterie.

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