Le pays voit ses émissions de gaz à effet de serre augmenter depuis deux ans, malgré un ralentissement de sa croissance économique. Il est pourtant le premier investisseur au monde dans les énergies renouvelables, mais reste très dépendant du charbon, notamment.

Un homme portant un masque de protection à Pékin, en mars 2019
Un homme portant un masque de protection à Pékin, en mars 2019 © AFP / Nicolas Asfouri

Obtenir des données officielles de la Chine est toujours compliqué, et les questions environnementales ne font pas exception. Pékin vient de rendre public un bilan sur ses émissions de CO2, qui remonte à 2014, il y a cinq ans. Même s'ils ne sont pas de première fraîcheur, ces chiffres sont intéressants : on y découvre que la Chine a vu ses émissions de gaz à effet de serre augmenter de plus de 50 % en une seule décennie.

D'après les scientifiques, depuis, il y a eu une légère stagnation... Mais depuis deux ans, les émissions de CO2 chinoises sont reparties à la hausse, malgré le ralentissement économique. L'économie chinoise est en effet dans une situation tendue, alors que la guerre commerciale bat son plein avec Washington, portant des coups de plus en plus visibles à son PIB.

Le charbon chinois pèse lourd sur la planète

La Chine a beau être le premier investisseur au monde dans les énergies renouvelables, elle est toujours très fortement dépendante au charbon, la source d'énergie qui émet le plus de CO2. "La Chine continue d'être à l'origine de la moitié de la consommation de charbon dans le monde", explique Lucile Dufour, de l'ONG Réseau action climat. "On continue à accepter l'ouverture de centrales à charbon, qui vont continuer à polluer pendant des années. Or on estime qu'il faut sortir du charbon d'ici à 2050 pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C."

Dans le cadre de l'accord de Paris, la  Chine a promis qu'elle atteindrait son pic d'émissions de gaz à effet de serre en 2030. Mais elle pourrait commencer à diminuer plutôt que prévu : c'est ce qu'avait laissé entendre le président Xi Jinping lors de sa visite à Paris en mars dernier.

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