L'Office national de la chasse et de la faune sauvage rapporte une augmentation de la population de perruches à collier en région parisienne. Un recensement important car il est reproché au volatile exotique de concurrencer les espèces indigènes qui peinent à se développer.

La perruche à collier s'est échappée de captivité dans les années 1970 et s'acclimate très bien en Île-de-France depuis.
La perruche à collier s'est échappée de captivité dans les années 1970 et s'acclimate très bien en Île-de-France depuis. © AFP / PHILIPPE HUGUEN

Elle n'est pas classée aujourd'hui comme espèce invasive, mais la perruche à collier prend ses aises en Île-de-France. Le volatile au plumage vert vif et au bec rouge crochu étend sa présence dans la région parisienne, même si son nombre augmente moins massivement que prévu.

L'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a dénombré 5 300 individus, au moins, selon le recensement dont il a détaillé mercredi le bilan.

La perruche à collier, originaire des forêts tropicales d'Afrique subsaharienne et d'Inde, s'est installée dans la région dans les années 1970, après s'être échappée de captivité aux douanes des aéroports. Elle est classée, en France, comme espèce envahissante car elle entre en concurrence avec les espèces indigènes (celles qui sont installées depuis bien plus longtemps) pour se nourrir et pour la nidation. 

La prolifération de la perruche à collier pourrait avoir un impact sur l'écosystème, explique Paul Hurel , ingénieur à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage : "On peut avoir des impacts sur des espèces dires locales parce que la perruche à collier va nicher surtout dans les anfractuosités au niveau des arbres et les arbres fruitiers sont ébourgeonnés par ces perruches. Dans les prochaines années il y aura des effets impactant pour l'activité humaine et ou caractère envahissant, se rajoutera à cette espèce qui est dite pour l'instant exotique."

Opérations de comptage

Pour surveiller l'évolution démographique de la Psittacula krameri, de son petit nom scientifique, des comptages ont commencé en Île-de-France en 2012. Le Muséum d'histoire naturelle avait alors dénombré 2 700 perruches sur deux dortoirs principaux à Massy et Aulnay-sous-Bois. En 2014 et 2016, ce chiffre était passé à près de 5 000, avec plus de dortoirs.  Mi-décembre, période plus propice au comptage où les oiseaux qui vivent normalement en couple se regroupent pour la période hivernale, l'ONCFS a dénombré 5 300 oiseaux sur six dortoirs dans la région parisienne.

Dans son communiqué, l'ONCFS note une baisse importante du nombre de perruches au dortoir de Massy (1 100), qui pourrait ainsi signifier que le groupe s'est scindé et donc que des individus n'ont pas été comptés.

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