L'archipel de Tuvalu, les îles Cook et même les îles françaises Wallis-et-Futuna pourraient voir leurs frontières transformées par la montée des eaux. Cela pose des problèmes de souveraineté nationale mais également pour les zones de pêches.

La montée des eaux menace les frontières maritimes des petites îles du Pacifique dont les îles Cook.
La montée des eaux menace les frontières maritimes des petites îles du Pacifique dont les îles Cook. © AFP / MARTY MELVILLE

Il s'agit d'une conséquence du changement climatique inattendue : la montée des eaux menace les frontières des petites îles du Pacifique comme Tuvalu, les îles Cook ou encore Wallis-et-Futuna. Lors de la COP25 à Madrid, les pays concernés sensibilisent à cette question vitale pour eux. 

Une cartographie en urgence 

Jusqu'à présent, ces îlots définissaient les contours de cette zone maritime. Mais que faire s'ils sont engloutis à cause de la montée des eaux ? Les îles Cook disposent par exemple de deux millions de mètres carré de zones maritimes pour un pour cent de terre ferme. 

Le Premier ministre des îles Cook, Henri Puna, estime que ce problème relève de la souveraineté nationale, "ce qui est vraiment important maintenant c'est d'utiliser les nouvelles technologies pour cartographier par satellite notre territoire. Il faut que les coordonnées GPS fixent les limites pour toujours."

L'île de Rarotonga est la plus grande des quinze îles Cook
L'île de Rarotonga est la plus grande des quinze îles Cook © AFP / MARTY MELVILLE

Les principales ressources de ces petits pays reposent essentiellement sur la mer, le tourisme, l'exploitation des minéraux ou encore la pêche. L'enjeu est donc de taille.

Cela concerne notamment la France, explique Thierry Nervale, représentant de la Communauté du Pacifique, organisation internationale qui regroupe 26 États de la région, "on peut imaginer que si des atolls de Polynésie française disparaissent à cause du niveau de l'eau qui monte,  les frontières maritimes seraient peut-être réduites et donc le droit aux ressources réduit.

Cartographie des frontières maritimes qu'il reste à tracer autour des Etats insulaires du Pacifique. 25 % d'entre elles (en orange) doivent encore être négociées et fixées. En vert, les tracés déposés à l'ONU.
Cartographie des frontières maritimes qu'il reste à tracer autour des Etats insulaires du Pacifique. 25 % d'entre elles (en orange) doivent encore être négociées et fixées. En vert, les tracés déposés à l'ONU. / ABC, graphics by Jarrod Fankhauser

Cartographier ces états insulaires devient crucial, "c'est une énorme problématique, le droit maritime ne dit rien en ce moment, regrette Thierry Nervale. Il faut qu'on puisse avoir ce débat au niveau international."  

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