L'indice Atmo de la qualité de l'air sera modifié au 1e janvier 2021. Jusqu'ici composé de six catégories : de "Très bon" à "Très mauvais", il va inclure la pollution aux particules fines (PM2,5) et ainsi introduire une nouvelle qualification : "Extrêmement mauvais". Une évolution en accord avec les critères européens.

Pic de pollution à Paris en juin 2019
Pic de pollution à Paris en juin 2019 © AFP / MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY

"L'objectif de cette évolution de l'indice, c'est de sensibiliser pour permettre aux individus de limiter leur impact sur la pollution, mais également leur exposition à celle-ci", explique Marine Tondelier, déléguée générale d'Atmo France, l'organisme national qui regroupe toutes les associations agréées de surveillance de la qualité de l'air.

Créé en 1994, l'indice Atmo de la qualité de l'air avait, depuis, peu subi de modifications. Il ne prenait pas - ou peu - en compte la pollution aux particules fines (PM2,5), se concentrant sur le critère de la présence des particules PM10. Or, les PM2,5 - inférieures à 2,5 micromètres - pénètrent plus profondément l'organisme et causent des dégâts plus importants, "il est donc nécessaire de communiquer sur ce critère auprès des populations", affirme Marine Tondelier.

De "Bonne" à "Extrêmement mauvaise"

Au regard de ce nouveau critère, les catégories de l'indice Atmo vont être modifiées. Si la qualité de l'air était auparavant qualifiée de "Très bonne" à "Très mauvaise", elle sera - à partir du 1e janvier 2021 - classée de "Bonne" à "Extrêmement mauvaise". "Nous avons considéré que l'expression "Très bon" était impropre à qualifier la situation", étaye la déléguée générale. Ces qualifications s'accompagnent d'un nouveau code couleur. Ce sera bleu quand la qualité de l'air est bonne et magenta quand elle sera "Extrêmement mauvaise".

Les seuils des cinq polluants pris en compte par l'indice Atmo devraient être évalués de manière plus pointue pour mieux surveiller la pollution de l'air. L'objectif de cet indice réglementaire reste l'information et la sensibilisation des Français.

"En France, en principe on devrait très rarement relever des niveaux magenta, "extrêmement mauvais", rassure la déléguée d'Atmo France. Pour rappel, la pollution de l'air est responsable d'au moins 48 000 morts prématurées en France chaque année.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.