Réduire la vitesse à 50 km/h sur le périphérique, c'est l'une des mesures préconisées par une commission d'élus parisiens de tous bords politiques. Chargés de réfléchir à l'avenir du périphérique, ils ont remis leur rapport à Anne Hidalgo. Objectif : transformer le principal axe routier de la capitale d'ici à 2030.

Plusieurs mesures chocs sont préconisées dans le rapport sur le devenir du périphérique comme notamment la baisse de la vitesse à 50km/h et la suppression de voies
Plusieurs mesures chocs sont préconisées dans le rapport sur le devenir du périphérique comme notamment la baisse de la vitesse à 50km/h et la suppression de voies © Getty / Gamma-Rapho / Xavier TESTELIN

Aujourd'hui, 1,1 million de conducteurs empruntent chaque jour cet axe routier. Le rapport propose de limiter la vitesse à 50 km/h sur le périphérique dès 2024. Une mesure d'urgence pour lutter contre la pollution atmosphérique. En 2014, la vitesse maximale était déjà passée de 80 à 70 km/h, avec, pour conséquence, une baisse du nombre d'accidents. L'impact sur la pollution est difficile à évaluer précisément car, pour l'instant, il n'y a pas assez de données scientifiques.   

Invitée sur France Inter, le 2 mai dernier, Anne Hidalgo s'était dite "favorable" à un abaissement de la vitesse à 50 km/h.

La maire de Paris confirmera ou pas ses intentions ce mardi matin, lors d'une conférence de presse sur la remise du rapport. 

Priorité aux véhicules non-polluants

Les auteurs du rapport veulent également réduire le nombre de voies sur le périphérique, dont une réservée aux secours, aux transports en commun, au covoiturage et aux véhicules propres. Pour les autres, il n'y aurait donc plus que deux voies de circulation classiques. 

À terme, la rocade parisienne pourrait être interdite à tous les poids-lourds de plus de 3,5 tonnes. Avec également la mise en place de revêtements antibruits ou le filtrage de l'air dans les tunnels.  

Associer les élus

Anne Hidalgo devrait suivre la plupart de ces recommandations qui seront débattues lors du prochain Conseil de Paris, le 11 juin. Mais la maire de la capitale promet d'associer les élus de la métropole parisienne à cette transformation progressive du périphérique. Eric Azière, le rapporteur de la mission d'information et d'évaluation (MIE) sur le périphérique et maire UDI du 14e arrondissement, appelle à un débat "sans haine, ni violence".

Valérie Pécresse, de son côté, craint "un concours Lépine de l’égoïsme parisien" où l'on considérerait que "le périphérique appartient aux parisiens et à la mairie de Paris" alors qu'il "est emprunté par des centaines de milliers de franciliens". Pour la présidente LR de la région Île-de-France, "l’Île de France n’est pas prête à ce qu'on réduise d'une voie la circulation sur le périphérique."

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