Antoine Ly est allé à la rencontre des mal-aimés de l'écologie, une agricultrice qui travaille en conventionnel, un chauffeur routier, un éleveur de volailles et un marin-pêcheur, tous "accusés" d'être pollueurs et de participer à la crise climatique.

Cécile est agricultrice, elle travaille en conventionnel depuis trois ans et cultive sur 150ha du blé, du colza et de l'orge, elle confie au micro d'Antoine Ly subir l'"agri-bashing".
Cécile est agricultrice, elle travaille en conventionnel depuis trois ans et cultive sur 150ha du blé, du colza et de l'orge, elle confie au micro d'Antoine Ly subir l'"agri-bashing". © Radio France / Antoine Ly

Episode 1 : Cécile Jarosz, agricultrice conventionnelle 

L’exploitation de Cécile Jarosz est située près de Rambouillet, dans les Yvelines. Depuis trois ans, elle travaille main dans la main avec son père pour préparer la relève. Cette agricultrice de 27 ans cultive sur 150 hectares, du blé, du Colza, ou encore de l’orge. Avant de travailler avec son père, elle a suivi une formation d’ingénieure agronome à Lille. Elle et son père utilisent des pesticides, faisant d'eux les cibles « d’agri-bashing », autrement dit, une campagne de critique et de dénigrement plus ou moins violente.

Cécile Jarosz a accepté de faire monter Antoine Ly sur son tracteur au moment de la préparation du champ, avant le semi du blé :

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A 27 ans Cécile Jarosz est une agricultrice qui travaille en conventionnel

Par Antoine Ly

Cette jeune agricultrice a le projet de produire des pâtes alimentaires, issues de sa production de blé.

Episode 2 :  Christophe Ovion, chauffeur routier 

Les poids lourds, les camions sont l’une des principales cibles des défenseurs de l’environnement. Pollutions au dioxyde de carbone, sans parler des particules fines, les routiers sont bien souvent pointés du doigt.

Le transporteur « PREMAT », situé dans l’Essonne est une société crée, il a 94 ans. Aujourd’hui, ses 500 chauffeurs et camions parcourent 35 000 millions de kilomètres par an.

Christophe Ovion y travaille depuis 29 ans. Il a vu évoluer son métier notamment en matière d’environnement.

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Christophe Ovion est chauffeur routier, il travaille chez "Premat" depuis 29 ans

Par Antoine Ly
Christophe Ovion, chauffeur routier depuis 29 ans
Christophe Ovion, chauffeur routier depuis 29 ans © Radio France / Antoine Ly

Philippe Premat, le patron de cette société de transport routier, va mettre en place une prime pour les chauffeurs qui auront la meilleure conduite « éco-responsable ». Moins ils pollueront, plus ils gagneront d’argent, jusqu’à 200 euros par mois supplémentaires.

Episode 3 : Christophe Robin, éleveur de poules 

Christophe Robin a repris l’exploitation et la ferme de ses parents depuis sept ans à Son Champ, dans les Yvelines. Il élève près de 3 000 volailles par an. Des poulets, des oies ou encore des pintades, qui seront vendus sur les marchés, dans certaines boucheries ou directement à la ferme familiale.

Depuis plusieurs mois, éleveurs, bouchers, abattoirs sont les cibles d’actions coup de poing de la part de mouvements vegans, anti-spécistes, des militants considérés parfois comme radicaux.

Christophe Robin a bien conscience de l’hostilité de ces défenseurs du droit animal. Il a accepté d'ouvrir les portes de son poulailler pour prouver que ses bêtes sont bien traitées.

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Episode 3 : Christophe Robin, éleveur de poules

Par Antoine Ly
Christophe Robin, éleveur de volailles
Christophe Robin, éleveur de volailles © Radio France / Antoine Ly

Episode 4 : Romain Davodet, marin-pêcheur

Les pêcheurs sont souvent accusés de vider les mers de leurs ressources. Cette « surpêche » a nécessité la mise en place d’une réglementation et de quotas extrêmement strictes.

Pour en savoir plus, Anoine Ly a embarqué à bord du « Cap Nord ». C’est le bateau de Romain Davodet. Après une carrière dans la marine marchande, il est devenu pêcheur, à Barneville Carteret, en Normandie.

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Episode 4 : Romain Davodet, marin-pêcheur

Par Antoine Ly
A la pêche aux bulots avec Romain Davodet, marin-pêcheur
A la pêche aux bulots avec Romain Davodet, marin-pêcheur © Radio France / Antoine Ly

En Normandie, les pêcheurs peuvent prélever jusqu’à 300 kilos de bulots par jour et par homme embarqué. Mais dans tous les cas, ils ne pourront pas aller au-delà de 900 kilos par bateau.

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