Cette semaine Célia Quilleret s'intéresse à ces villes ou territoires qui chassent le CO2 à tout prix, ils veulent être neutres en carbone, à l'horizon 2030 ou 2040. La semaine dernière au sommet de l'ONU, plus de soixante Etats se sont eux-aussi engagés à atteindre cette neutralité carbone.

Au Vieux port de La Rochelle une navette électrique traverse en 2 minutes.
Au Vieux port de La Rochelle une navette électrique traverse en 2 minutes. © Radio France / Célia Quilleret

Etre neutre en carbone ce n'est pas supprimer totalement ses émissions de CO2, ce serait impossible pour une ville moyenne, mais c'est être capable d'absorber dans le sol, les forêts ou les points d'eau l'ensemble de ces dépenses de gaz à effet de serre. Autrement dit, il faut équilibrer les plus et les moins et donc limiter ses émissions de CO2 en fonction de ses capacités de stockage, facile à dire, moins à réaliser.

Episode 1 : "Des marais magiques pour le climat"

4 min

"Des marais magiques pour le climat"

Par Célia Quilleret
Le marais de Tasdon est situé à 10 minutes à pied du Vieux port de La Rochelle. C'est un marais potentiellement magique pour absorber les émissions de Co2.
Le marais de Tasdon est situé à 10 minutes à pied du Vieux port de La Rochelle. C'est un marais potentiellement magique pour absorber les émissions de Co2. © Radio France / Célia Quilleret

La ville de La Rochelle, en Charente-Maritime fait partie des villes exemplaires en zéro carbone.

La Rochelle vise la neutralité carbone en 2040, elle développe des transports propres, des bâtiments économes en énergie pour réduire ses dépenses et en même temps elle mise sur ses marais, longtemps décriés, recouverts même parfois. Ces marais, retiennent aujourd'hui l'attention de la ville car ils sont magiques pour le climat, la ville s'engage donc à restaurer le Marais de Tasdon et à l'étudier de plus près pour mieux comprendre ses capacités de stockage et savoir comment les restaurer au mieux.

Ici Christine Dupuy professeur à l'université de La Rochelle et Hélène Rouquette directrice "Nature et paysages" à la ville de La Rochelle.
Ici Christine Dupuy professeur à l'université de La Rochelle et Hélène Rouquette directrice "Nature et paysages" à la ville de La Rochelle. © Radio France / Célia Quilleret

Episode 2 : Les panneaux solaires sur les hangars du port de commerce de La Rochelle

4 min

Les panneaux solaires sur les hangars du port de commerce de La Rochelle

Par Célia Quilleret

Direction le port de commerce de la Rochelle, au milieu des énormes bateaux de transports de céréales. Deuxième port français pour l'export des céréales, entre les troncs d'arbres qui arrivent d'Afrique et les porte-containers, les gérants de ce port autonome et les entreprises qui y travaillent sont obligés de trouver des sources d'économies d'énergie. A La Rochelle, on recycle les déchets de bois pour chauffer des bâtiments et on ne se prive pas des énergies renouvelables...

Le port de La Rochelle, deuxième port d'exportation de céréales en France
Le port de La Rochelle, deuxième port d'exportation de céréales en France © Radio France / Célia Quilleret

La ville développe des logements économes en énergie, avec des normes drastiques, elle teste différentes techniques dans un parc un peu futuriste qui s'appelle Atlantec, avec des panneaux solaires hybrides ou encore de la production d'hydrogène qui pourrait être utile pour les transports, la ville multiplie aussi les voitures électriques en partage.

Episode 3 : La ferme du Bigna limite au maximum ses émissions carbone

4 min

La ferme du Bigna limite au maximum ses émissions carbone

Par Célia Quilleret
Les cochons de la ferme du Bigna ne mangent que des céréales et des graines "maison"
Les cochons de la ferme du Bigna ne mangent que des céréales et des graines "maison" © Radio France / Célia Quilleret

Direction le centre de la Bretagne, à Plessala, une commune rurale du Mené située dans les Côtes d'Armor. C'est le premier territoire à énergie positive français, où des agriculteurs réduisent au maximum leurs émissions carbone.
Dans ce pays du Mené, à 40 kilomètres au sud de Saint-Brieuc, certaines familles et certains élus sont très engagés dans la transition énergétique depuis plus de 10 ans. Sur les collines le vent fait tourner les éoliennes, il y a aussi des panneaux solaires, des chaudières à bois dans les villages et pour l'agriculture, certains ont osé une petite révolution par rapport à l'élevage intensif de cochons notamment.

A Plessala, Ronan Rocaboy et Dimitri Guérin ont tous les deux repris la ferme du Bigna et ils ont deux obsessions, la qualité et la chasse au carbone.

Episode 4 : Les éoliennes

4 min

Les éoliennes participatives

Par Célia Quilleret
Les éoliennes du pays du Mené, l'une des clés pour l'autonomie énergétique
Les éoliennes du pays du Mené, l'une des clés pour l'autonomie énergétique © Radio France / Célia Quilleret

Toujours dans le pays du Mené, une commune rurale des Côtes d'Armor (à 40 km au sud de Saint-Brieuc) pionnière sur le sujet et premier territoire à énergie positive français.

Ces Bretons tentent depuis plus de 10 ans d'être autonomes en énergie et il y sont presque, notamment grâce à leurs éoliennes. Ces éoliennes sont un peu spéciales car elles sont participatives, elles appartiennent aux habitants eux-mêmes, ce sont eux qui ont investi pour participer à cette transition énergétique. Pour eux c'est plus intéressant de miser sur ces énergies renouvelables que de placer son argent sur un livret A et surtout c'est bon pour la planète.

Les territoires de ce type se développent depuis dix ans. Il y en a désormais plus de 200. Et parmi eux, 18 visent 100% d'énergies renouvelables, c'est le cas de l'Ile d'oléron ou de la communauté de communes des mont du Lyonnais. 

Et souvent, des emplois sont créés grâce à ces nouvelles activités. 

Dans un an, tous ces territoires se retrouveront d'ailleurs en Bretagne, dans ce pays du Mené pour présenter leur bilan en matière énergétique. 

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