Plusieurs régions sont touchées par une pollution aux particules fines en ce moment : le bassin lyonnais, les Bouches-du-Rhône, les Hauts-de-France et la vallée de l'Arve. En Ile de France, l'épisode dure et s'aggrave.

La pollution parisienne se voit à l'oeil nu ce vendredi matin
La pollution parisienne se voit à l'oeil nu ce vendredi matin © Radio France / Sandy Dauphin

Cette pollution est due au trafic routier et à la combustion des chauffages notamment au bois, mélés à l'épisode de beau temps sans vent. En Ile-de-France, le premier niveau d’alerte à la pollution est déclenché, il s’agit du seuil d’information.

Pics de pollution dans plusieurs zones de France
Pics de pollution dans plusieurs zones de France © Visactu / Visactu

Car le taux de concentration de particules fines (particules d'une taille inférieure à 10 microns) va dépasser le seuil réglementaire (fixé à 50 microgrammes par mètre cube). A Paris, le seuil des 50 microgrammes par mètre cube d'air a largement été dépassé ce vendredi, grimpant jusqu'à 82 microgrammes par mètre cube.

La mairie de Paris a reconduit le stationnement résidentiel gratuit ce vendredi. Par ailleurs, la mairie de Paris a demandé la mise en place de la circulation alternée (avec les pastilles Crit’air) mais la préfecture n’a pas suivi. La préfecture recommande plutôt de baisser la vitesse de 20km/heure. Les feux de cheminée d'agrément sont interdits.

En région parisienne, on devrait un peu mieux respirer samedi mais la pollution pourrait reprendre la semaine prochaine. 

Une chape grisâtre s'est installée progressivement depuis dix jours sur la région parisienne. Charlotte Songeur, ingénieure à Airparif, l'organisme indépendant chargé de surveiller la qualité de l'air, explique :

"D'habitude la pollution va pouvoir se disperser mais en ce moment, il fait froid la nuit et doux la journée, sans vent." 

C'est comme si on mettait la pollution sous cloche. Tout ce qu'on émet reste à hauteur de respiration. 

De plus, depuis jeudi, cet épisode est une pollution aux particules TRÈS fines en Ile de France, les PM2,5.  Or, plus les particules sont fines, plus elles sont nocives pour la santé car elles s'immiscent plus facilement dans le système respiratoire sans être filtrées par les narines. 

Plus dangereuses mais moins réglementées !

Or elles sont moins réglementées. S'il existe des seuils annuels à ne pas dépasser pour ces particules très fines (PM2,5), il n'existe pas de seuil quotidien comme pour les particules plus grosses, les PM10. Autrement dit, il peut y avoir une très forte concentration en particules très fines sans que cela ne déclenche d'alerte à la pollution.     

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