Les institutions de l'Union européenne négocient aujourd'hui les modalités de l'interdiction du plastique unique. Leur objectif : parvenir à un accord d'ici la fin de l'année.

Cotons-tiges, pailles, filtres de cigarettes et autres plastiques à usage unique constituent 70 % des plastiques qui polluent des fonds marins.
Cotons-tiges, pailles, filtres de cigarettes et autres plastiques à usage unique constituent 70 % des plastiques qui polluent des fonds marins. © Maxppp / Patrick Lefevre

Cotons tiges, couverts ou encore pailles et tiges de ballons.. Ce plastique jetable représente aujourd'hui 70 % des déchets marins.  La semaine dernière, les États membres et le Parlement européens ont approuvé la proposition de directive de la Commission, visant à interdire ce plastique à usage unique.

Ce mardi se tient une première réunion de négociations, un trilogue entre le Parlement, la Commission et le Conseil européens. Mais si tous les acteurs européens sont d'accord pour interdire ce plastique a usage unique, il reste des points sur lesquels les représentants des institutions vont devoir négocier.

Mégots de cigarettes et emballages de fast-food en question

Les eurodéputés souhaitent par exemple aller plus loin, en faisant obligatoirement payer les producteurs pour le nettoyage des déchets plastiques, comme les filtres de cigarettes. C'est le principe du pollueur-payeur. 

Le Parlement voudrait également que les emballages de restauration rapide figurent sur la liste des interdictions. 

Mais les États membres ne semblent pas vouloir aller dans cette direction : le nettoyage devra être négocié au niveau national, au cas par cas avec les industriels, dit le Conseil européen. Et “sur le principe du volontariat, ce qui est un recul”, indique une source parlementaire.

Il existe donc des divergences de point de vue qui devront être réglées pour que l'interdiction soit effective en 2019.

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