Après l’accalmie de ce week-end, le pic de pollution reprend ce lundi en Île-de-France, mais aussi dans plusieurs départements français. Le seuil de recommandation est notamment dépassé à Lyon, Marseille, Annecy, Bordeaux et Paris.

 Illustration sur la pollution de l'air à Marseille, au fond Notre-Dame de la Garde.
Illustration sur la pollution de l'air à Marseille, au fond Notre-Dame de la Garde. © Maxppp / Cyril Sollier

L'Île-de-France, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, les Hauts-de-France, ou encore le bassin lyonnais sont concernés ce lundi par un épisode de pollution aux particules fines (d'une taille inférieure à 10 microns). Dans certaines villes, le seuil de recommandation de 50 microgrammes par mètre cube a largement été dépassé.

Trafic routier, chauffage au bois, beau temps...

La pollution est principalement causée par le trafic routier et le chauffage au bois, qui émettent du dioxyde d’azote et des particules pm10. Autres éléments : le beau temps et les températures douces. Les hautes pressions (l'anticyclone) "jouent en plus le rôle d'un couvercle en empêchant les échanges entre les différentes couches de l'atmosphère, ce qui entraîne l'accumulation des polluants au fil des jours", indique MétéoFrance.

En journée, le temps est sec, et la nuit, les températures redescendent. "L'air se refroidit dans les basses couches tandis qu'il fait plus doux en altitude. Ce phénomène, qu'on appelle l'inversion thermique, a pour effet de concentrer les polluants dans les basses couches", ajoute le service de météorologie.

À Marseille, 74 microgrammes par mètres cube

Dans les Bouches-du-Rhône, particulièrement à Marseille, le pic de pollution aux particules fines a été atteint avec 74 microgrammes par mètres cube, selon les dernières données d'Atmosud. Le préfet a donc déclenché la procédure d'information-recommandation à la pollution de l'air, pour la journée de lundi, et présente des recommandations pour les personnes sensibles (personnes âgées, femmes enceintes, nourrissons, sujets asthmatiques, insuffisants cardiaques ou respiratoires) : éviter la pratique d’activités physiques ou sportives intenses, aérer son habitation au moins dix minutes par jour et consulter un professionnel de santé en cas de gêne respiratoire ou cardiaque.

Des « mesures restrictives » en Île-de-France

Avec la pollution aux particules fines, aussi en Île-de-France, la préfecture maintient ses "mesures restrictives", déjà appliquées en fin de semaine dernière pour faire redescendre les niveaux de pollution. Sur la route, la vitesse maximale est abaissée de 20 km/h. Les autorités recommandent également aux Franciliens de limiter les déplacements en voiture et d’emprunter les transports en commun principalement, pour "limiter la remontée des concentrations en PM10 dans les prochains jours." Le chauffage au bois, responsable en partie de l’épisode de pollution, est interdit, car il émet des particules fines PM10. 

L'épisode de pollution atmosphérique devrait se poursuivre dans les prochains jours. Le préfet dans un communiqué, cite Airparif (Association de surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France) qui prévoit mardi une "remontée des concentrations" et mercredi, un "possible dépassement du seuil de recommandation.

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