Pour la première fois, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a dressé un état des lieux des mollusques continentaux en France métropolitaine. Le résultat n’est pas très réjouissant: au moins 11% d’entre eux sont en danger de disparition. D'autres, trop méconnus, n'ont pas pu être étudiés.

Il existe près de 700 espèces de mollusques continentaux en France
Il existe près de 700 espèces de mollusques continentaux en France © AFP / FRANKHOERMANN / SVEN SIMON / SVEN SIMON / DPA

La liste rouge des espèces menacées s’élargit en France métropolitaine. Les mollusques y font une triste entrée après un recensement effectué par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Un travail de longue haleine pour un groupe qui compte près de 700 espèces, bien plus nombreuses que celles vivant dans les jardins. Les mollusques continentaux comprennent les gastéropodes terrestres et aquatiques (rivière, étang,…), et les moules d’eau douce, qui vivent dans les fleuves. 

L’urbanisation et la pollution mises en cause 

11% des espèces étudiées sont considérées comme menacées de disparition. C’est le cas notamment de l’Hélicon des glaciers, de la Fausse-veloutée des chênes-lièges, ou encore de la Caragouille des dunes. Autant d’espèces déjà rares et qui pourraient bien s’éteindre complètement si rien n’est fait. Principale menace selon Florian Kirchner, directeur du programme "Espèces" au comité français de l’UICN: l’atteinte à leur milieu naturel. 

Par exemple l’urbanisation et la construction de routes menacent les mollusques terrestres. Dans les eaux douces, c’est la faute aux pollutions. Et puis pour les moules d’eau douce, la rectification des rivières et les aménagements sur les fleuves modifient la qualité des milieux de vie de ces espèces. Si elles sont menacées, c’est que leur milieu va mal, et que les autres espèces avec lesquelles elles vivent sont également en danger.

Les mollusques étant dotés de faibles capacités de dispersion, ils ont du mal à fuir un environnement en danger pour aller s'établir ailleurs. Les espèces vivant dans les forêts sont, par exemple, directement menacées par les incendies, de plus en plus fréquents. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.
Gérer mes choix

D’autres espèces trop méconnues pour être considérées comme menacées

Cet état des lieux indique que 40% des mollusques étudiés se portent plutôt bien, mais aussi qu’une part égale concerne des espèces méconnues dont la situation n’a pas pu être établie par l'UICN. La faute à un manque de spécialistes en France. La part des mollusques en danger pourrait donc, en réalité, être bien plus lourde.