Calendrier serré et coût élevé. Selon un rapport parlementaire, la suppression du glyphosate sera difficile à tenir partout en l'état actuel des connaissances et aura un coût élevé pour les agriculteurs, selon ce document que l’AFP s’est procuré.

les parlementaires demandent à l'État de préciser rapidement les cultures qui "bénéficieront d'une dérogation" d'utilisation en 2021.
les parlementaires demandent à l'État de préciser rapidement les cultures qui "bénéficieront d'une dérogation" d'utilisation en 2021. © AFP / JEAN-FRANCOIS MONIER

Dans le rapport de la mission parlementaire chargée d'évaluer le plan de sortie du glyphosate, les parlementaires demandent à l'État de préciser rapidement les cultures qui "bénéficieront d'une dérogation" d'utilisation en 2021.

Interrogée dimanche sur France Inter dans Questions politiques, sur ce rapport, la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, a assuré que le gouvernement "reste résolu à sortir du glyphosate. Je confirme que l'objectif est bien de sortir de l'essentiel des usages au 1er janvier 2021, et de tous les usages au 1er janvier 2023", a-t-elle rappelé. 

Dans son rapport qui sera rendu public mercredi, la mission parlementaire juge "inconscient d'attendre le 31 décembre 2020" pour savoir "quelles situations culturales" seront contraintes de stopper l’utilisation de l'herbicide à partir de 1er janvier 2021 et celles qui pourront bénéficier d'un délai. 

Les membres de la mission dirigée par les députés Jean-Luc Fugit (LREM) et Jean-Baptiste Moreau (LREM), souhaitent que l'INRA et les instituts techniques agricoles précisent "au plus tard en juin 2020" les situations "qui ne pourront supporter un arrêt du glyphosate le 1er janvier 2021 sans menacer la survie de l'exploitation ni son environnement… Il est crucial que le gouvernement clarifie son message à l'égard des agriculteurs, en premier lieu à l'égard de ceux qui seront soumis à l'interdiction du glyphosate dès le 1er janvier 2021", souligne le document qui explique que la "transition" aura un "coût substantiel".

En effet, la suppression de cet herbicide bon marché alourdira les charges des exploitations, entre 50 et 150 euros l'hectare, selon les Parlementaires. Les coûts de production du blé augmenteraient aussi de 10 euros par tonne. 

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